‹ La vie domestiqueChapitre 3 sur 106 · Voir Les Familles, t. I, liv. 1, chap. i, p · texte numérisé non relu

Voir Les Familles, t. I, liv. 1, chap. i, p

2. Sages et royales économies d'Estat de Henry le Grand, t. II, p. 463.

Xénophon disait de même, il y a vingt-deux siècles, des sophistes de son temps : « Je leur reproche que, dans leurs écrits, ils sont à la recherche des mots, tandis que les pensées justes qui pourraient former les jeunes gens à la vertu brillent par leur absence... Ce ne sont pas les mois qui instruisent, mais les pensées justes. » — i)e la Chasse, chap. XIII.

le premier; nous estudions plus à appa.roir qu'à estre. Ne se faut abuser soy-mesme i. »

Comment! Le raisonnement ne peut pas tout? L'esprit humain sera soumis à la tradition , et il n'aura pas en lui-même la puissance de trouver le vrai, sans se subordonner à ce qui a été pensé, cra et pratiqué avant lui par les sages ? On s'insurge aujourd'hui contre de telles maximes. Les enfants regardent leur père comme très-inférieur à eux, s'il n'a pas la science professée dans les écoles. « Telle est la rapidité du progrès de nos connaissances, écrit un économiste, qu'aux deux tiers de sa carrière le père de famille n'est plus au niveau de ce qu'il faut savoir. Ce n'est pas lui qui enseigne ses enfants, ce sont ses enfants qui refont son éducation. Il représente pour eux la routine ancienne, la pratique usée, la résistance qu'il faut vaincre ^. »

Page 1