CHAPITRE XIII
La femme sage et pudique est un don de Dieu supérieur à tous les trésors ; elle crée les mœurs, elle est la provi- Jence du foyer et le chef-d'œuvre de la grâce divine.
Ne considère point la beauté d'une femme, et eccII. xxv. ne désire pas une femme pour sa beauté. Tout le ^^' prix de l'or n'est rien auprès de celui d'une âme xxvi, 20. chaste. Celui qui a trouvé une femme vertueuse a Prov. xvm, trouvé un grand bien, il a reçu du Seigneur une source de joie. La femme sage et pudique a une Eccli. xxvi,
grâce qui surpasse toutes les grâces.
Une femme de bien est le meilleur partage : Ibid., 3-4. c'est la part de ceux qui craignent Dieu, elle sera donnée à l'homme pour ses bonnes actions. Qu'on soit riche ou pauvre, elle rendra le cœur content, et avec elle on aura en tout temps un visage serein. Une maison, des richesses, nous viennent de la Prov. xix, u. famille, mais une femme prudente est un don du Seigneur.
Eccli. XXVI,
Ibid., 1-2.
Prov. XXXI,
10 et suiv.
Des fondements éternels sur un rocher immuable, tels sont les commandements de Dieu dans le cœur d'une femme sainte. Heureux le mari d'une telle femme! car le nombre de ses années sera doublé.
La femme forte est la joie de son mari, et elle remplira de paix les années de sa vie.
Qui trouvera une femme forte? Les pays reculés n'ont rien de si précieux. En elle repose le cœur de son mari, il n'aura que faire des dépouilles de la guerre. Tous les jours de sa vie, elle lui rendra le bien, jamais le mal.
Elle a cherché le lin et la laine, et elle les travaille de ses habiles mains. Elle est comme le navire du marchand qui porte son pain pour un long voyage. Elle se lève dès la nuit, distribuant aux serviteurs et aux servantes la nourriture de la journée.
Un champ est-il à vendre? elle le visite et l'achète, elle le plante de vignes au prix de ses sueurs.
Elle ceint ses reins de force et endurcit son bras, elle met la main aux fortes choses et manie de ses doigts le fuseau. Elle ouvre la main à l'indigent et tend ses bras au pauvre. Elle ne craint pour sa maison ni le froid ni la neige, ses domestiques ont double vêtement. Elle sait aussi se taire de
riches tapisseries, se revêtir de lin et de pourpre...; mais la force d'âme et la beauté, voilà sa parure ! Elle sourira à son dernier jour.
C'est la sagesse qui ouvre sa bouche, la clémence qui délie sa langue. Elle surveille tous les sentiers de sa maison, elle ne mange pas son pain oisive.
Ses fils se sont levés et l'ont proclamée bienheureuse, son mari aussi, et il l'a louée.
Bien des filles ont amassé des richesses, mais qui d'entre elles peut t' égaler?
La grâce est trompeuse, la beauté vaine : la femme qui craint Dieu est seule digne d'être louée.
Comme le soleil qui se lève pour le monde au eccH. xxvi plus haut des cieux, ainsi la femme vertueuse est ^^•'^^' l'ornement de sa maison. Elle est comme une lampe qui luit sur un chandelier saint.
La femme diligente est la couronne de son mari. prov. xii, 4. Sa grâce le rendra heureux et répandra la vigueur eccH. xxvi, dans ses os. Celle qui le déshonore est au contraire ^^• une carie dans ses os. Prov. xn, 4.
La femme sage édifie la maison, l'insensée la xiv, i. démolit de ses propres mains.
Les enfants, une ville fondée, assurent la durée Eccli. xl, 19. d'un nom; mais, au-dessus de ces biens, est une femme sans tache.