ET LA SCIENCE
Fort volume in-^2.
Le Monde et la Science est une sorte de philosophie naturelle conçue dans un sens fondamentalement théiste, et aboutissant à l'hypothèse évolutionniste comme conséquence logique desprincipes posés et développés dans ce fort volume. Ajoutons que l'évolutionnisme de M. Saint-Georges Mivart diffère essentiellement du darwinisme, qu'il combat d'ailleurs vigoureusemenc.
L'auteur commence son travail par le tableau de la natuie inorganique, et retrace la formation probable du globe terrestre et les phénomènes physiques, chimiques et géologiques dont il a été ou dont il est le théâtre. De là il passe à la nature organique ; il émet les principes de la classilicationvégétale etanimale, indique les éléments de la structure commune à tous les êtres organisés, puis, à propos des fonctions des organismes, donne tout un petit cours de biologie
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comparée. Une dissertation de psychologie animale suit le cours de biologie.
Hâtons-nous d'ajouter que celte psychologie est toute d'ordre sensitif et ne concède à l'animal rien de ce qui est l'apanage exclusif de l'homme, encore qu'aux débuts du chapitre on pourrait s'y tromper.
Après la psychologie animale vient un vaste ensemble de considérations sur la science en général, sur l'âme humaine, sur les forces de la nature. sur l'espace, le temps, le mouvement,l'énergie, la pensée, etce que l'auteur appelle « les cinq ordres de principes immatériels, » principes d'individuation des corps bruts comme des corps organiques, organisés, sensiiifs et enfin animés par l'âme spirituelle. C'est,bien qu6 le nom n'en soit pas pronoi'icc, luute une théorie hylémorphique particulière à l'autear. La loi de causalité implique nécessairement une cause « adéquate » (nous dirions : « supérieure ») à l'univers, laquelle est Dieu. Réfutation du panthéisme et des diverses objections opposées à la personnalité et à l'absolue sagesse de cette cause première. Vie future •et existence d'esprits autres que l'âme humaine et supérieurs à elle, déduites du plan général de l'univers, de la téléologie et de la hiérarchie des êtres.
Arrivé au chapitre final sur l'évolution telle qu'il la com- 5)rend, Tauteur en fait ressortir, avec une logique serrée, le caractère théiste et téléologique^ et combat, comme nous s" ivons dit, les théories de Darwin.
{Fohjbiblion) C. de KmwAr^
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