CHAPITRE PREMIER
t'ériQûETre.
(DugrccffTixo;, rang.)
Eq traitant ici de Fétiquette, je n'entenda pas professer et provoquer une admiration générale pour le cérémonial et Fétiquette, surtout pour les étiquettes de cour , dont quelques-unes présentent un aspect quelquefois ridicule. Mais les classements ont leur raison d'être. Sans d'utiles réglementations, il n'y aurait ni cérémonie publique, ni pompe religieuse , ni fête militaire. Il n'y aurait d'ordre nulle part. La foule ne serait plus qu'une cohue.
Dans une société bien organisée, chacun, d'ailleurs, doit concourir à l'agrément de tous.
Quant aux présentations à la cour, c'est l'aide de
camp de service qui fait toute espèce d'invitation pour les hommes, et même pour les audiences des femmes qui ont un certain rang dans le monde.
Napoléon, qui voulait toujours classer la société, disait : « Si Corneille vivait, je le ferais prince *. «•
Quels que soient votre noblesse, votre rang, votre haute distinction ou votre célébrité , dès que vous êtes introduit près d'un souverain, vous devez vous conformer aux trois saints d'étiquette.
Vous savez aussi que vous lui parlez à la troisième personne, et que vous devez avoir ôté vos gants.
Vous dites : « L'Empereur daignera-t-il m'accorder telle grâce ?» Si c'est un roi, ou une souveraine, vous vous servez des mêmes expressions, sauf la différence du titre.
Si c'est un prince souverain, le grand -duc de Toscane, par exemple, vous savez qu'il est Altesse Impériale et Royale, et que le grand-duc de Baden est seulement Altesse Royale.
En parlant aux princes souverains de cette catégorie, et aux princes du sang des familles impériales ou royales, vous leur dites Monseigneur ainsi qu'aux cardinaux, qui en outre sont Éminence.
Si vous étiez présenté à Baden, à la grande-du-