‹ La vie élégante à ParisChapitre 36 sur 85 · Du commencement du xii* siècle à la fin du xiv · texte numérisé non relu

Du commencement du xii* siècle à la fin du xiv

Éléonore de Guienne ^ où par les dames de âascogne ; tantôt par la comtesse de Champagne , ou par la yicomtesse deNarbonne; tantôt par la comtesse de Flandre ou par la marquise de Malespina-Saluce.

A côté 4e l'adoucissement des mœurs etdeTexcitation donnée au feu sacré de Tenthousiasme chevaleresque, l'occupation de ces dames et des hommes admis à faire partie de ces académies galantes était assez erotique. Ainsi, on posait ce tenson :

« Si vous aimiez une jolie damoiselle, craiiidriëzvous moins qu'elle fût mariée que trépassée? »

Et celui-ci :

« L'amant est-il plus heureux quand il se souvient de son bonheur, que lorsqu'il est au moment de le connaître! »

Une des plus piquantes thèses qu'aient eues à soutenir les chevaliers les plus intelligents du temps est celle-ci :

•t Que doit-on préférer :

« Voir la femme qu'on aime sans la toucher ni lui parler?

« Lui parler sans la voir ni la toucher?

« La toucher sans la voir ni lui parler? »

Je ne puis transcrire le célèbre arrêt que la marquise de Malespina fit prononcer, vers 1184, par la

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