LES GRANDES ASSEMBLÉES
(Concerts , bals , routs.)
Geei ne serait jamais un traité psychologique , eomme pourraient le devenir les observations sur les salons où Ton cause.
L'esthétique des grandes assemblées est plus difficile à saisir* Au concert, on écoute la musique italienne, qui restera toujours comme type de suavité, d'élégance et de sentiment; au bal, on étudie les cent révérenm des lanciers; au rout, on se coudoie, on s'stcçroche, on se marche sur les pieds : chaque genre de fête a son plaisir.
L'ancien régime avait aussi ses réceptions in fiûcchi^ei ses petites soirées. A Versailles, sous
Louis Xrv, voici comment la semaine était employée :
Le soir il y avait Appartement.
L'hiver, c'était trois fois la semaine.
Trois autres jours, c'était le spectacle de la cour.
Le dimanche, rien.
« Ce qu'on appelait appartement était le concours de toute la cour, depuis sept heures du soir jusqu'à dix, que le roi se mettait à table dans le grand appartement (depuis la grande galerie jusque vers la tribune de la chapelle).
« D'abord il y avait une musigm (sic), puis des tables à toutes les pièces, toutes prêtes pour toutes sortes de jeux; un lansquenet, où Monseigneur'^ et Monsieur^ jouaient toujours; puis un billard, et liberté entière de faire des parties avec qui on voulait, même de demander des tables si elles se trouvaient toutes remplies.
« Au delà du billard, il y avait une pièce destinée aux rafraîchissements, et parfaitement éclairée.
«Au commencement, le roi y allait et y jouait quelque temps; mais, [quoique dès lors il n'y allât plus, il voulait qu'on y fût assidu. »
D'après ce début, dû à Saint-Simon, né pour les