‹ La vie en Afrique, ou, Trois ans dans l'Afrique centraleChapitre 107 sur 232 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

L*Oa-Nyaniembë. — Séki et ses Moinangous, — Les Arabes à Tabora. — Les esclaves. — Le Soko de Tchemtchem, — Les Oua-Soukoumas. — Main tendue. — Les habitations arabes. — Agglomérés et plantations. — Haies d*euphorbe. — Promenades matinales. — Les lendemains d'orgie. — Rubriques de Sëwa THindi. — Hausse de porteurs. — Influence et popularité du docteur Van den Heuvel. — Mort de Daimo. — Funérailles musulmanes. — Sur notre départ. — Un personnel nouveau. — M. de Leu obligé de rester à Tabora. — La route est libre. — Tristes adieux. — Féradji et Sadallah, les frères de sang. — Qui aime bien châtie bien. <— La Chamba. — Mganga, — Miimoun, — La fugue traditionnelle. — Pintades et Cat^Bear. — Les villages de la route. — Le Miombo.

— Vêtements. — Linndos et pigeonniers. — Première pluie à Igonda. — La Massika commence. — Habitations indigènes. — Dispos ! — VOugalla, affluent du Maiagarazi. — Réveil et fertilité. — Les œufs de crocodiles. — Kamhagoussia.

— Les abeilles. — Double charge. — Moina Mlimouka. — Brigandages ai^abes et béloutchis.

Le nom d'Ou-Nyaniembé est celui de l'empire du Mtémi Séki qui habite le Kouïkourou, situé à une lieue de Tabora. Autour de la résidence royale se groupent les villages de Kasoé, de Mganga, de Tourou, de Kouyara, d'Ousokoué et nombre d'autres moins importants, commandés par des Moinangous, ou grands vassaux feudataires, appartenant à la famille même du suzerain. Mais comme nous Tavons vu, toutes ces autorités indigènes plient sous la suprématie vigilante du représentant de Saïd Bargash.

Les Arabes vivent à Tchemtchem (nom local de Tabora) en vrais seigneurs féodaux. Ils y affectent les allures dominatrices de leurs congénères de Zanzibar et, malgré l'action absorbante du Ouali, sont les véritables maîtres du pays. De fait, ils tiennent entre leurs mains tout le commerce de ces parages fertiles, populeux et traversés par d'incessantes caravanes.

L'ivoire, tel est le grand trafic qui les y retient. La traite s'y est également conservée, mais d'une façon détournée. Les marchés publics d'esclaves ayant été supprimés, c'est de la main à la main qu'ont lieu les transactions, aussi nombreuses peut-être qu'auparavant et sous le contrôle même de l'autorité. La population esclave se compose surtout de Oua-Embas et de Oua-

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