III. — DIVISIONS DES MONNAIES, POIDS, MESURES
Les Hindis, les Banians et les Arabes, comptent encore, à Zanzibar*^ par Rcaii (réaux d'argent, piastres, dollars) en souvenir probablement de l'ancienne occupation portugaise, et en Rovp'cs anglo-indostanes, à l'efiîgie de Tlmpératrice Victoria, et valant 2 fr. 8 c. à 2 Ir. 13 c., soit les 47 centièmes du Real, monnaie d'ailleurs disparue, quoique restée nominale et assimilée au Dollar américain.
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Pour la conversion des réaux en roupies, il taut donc diviser leur nombre par 0.47 et vice- versa. Ainsi, i roupies multipliées par 0.47, égaleront 1 dollar 88 cents.
Pour monnaie de cuivre nominale, les indigènes ont la Pessa (également de tradition portugaise et représentée par le Picc anglo-indou). Il entre 64 Pessas dans une Houpie, ce qui permet de les évaluer à 3 centimes et une fraction de notre monnaie.
En vertu du même principe divisionnaire, la livre sterling anglaise vaut de 11 3/4 à 12 1/4 roupies, suivant les fluctuations du change de Bombay.
La FrassUln^ équivalant à 5 livres anglaises (soit environ 16 kilogrammes), sert d'étalon pour les mesures de poids, et se divise ad
libitum.
Le Yard anglais (91 centimètres) est prî.<i pour étalon de mensuration des étofles. Mais les négociants orientaux et les indigènes y substituent les multiples et les sous-multiples, de tradition dans l'intérieur.
Ce sont : le DoU^ valant k Zanzibar, et dans le rayon de la Mrima, jusqu'à Mpouapoua, 4 yards, à Tabora 3 1/2 yards, et à Oudjiji, 3 yards seulement ;
La Chovka ou Oupanrlé^ variant, dans les mômes localités, de 2 yards à 1 1/2 yards.
Le Kété^ spécialement affecté à la mensuration des perles, enfilées en forme de colliers, équivaut également à 1 yard et subit les mêmes fluctuations, suivant les distances. — 10 Ma-Kétés forment un Foundo,
Le Kibaba est une mesure de capacité d'un litre à peu près. Elle sert à la distribution du sorgho, du riz ou du maïs aux gens de l'escorte ou de la Station, non favorisés du système du Posho, réclamé par les Zanzibarites, qui préfèrent s'approvisionner à leur convenance. On compte ordinairement un Kibaba par homme et par jour et p^n- charge. Aussi, voit-on des porteurs Oua-Nyamouézis,généralement fort robustes, solliciter de doubles et triples charges, afin de nourrir leurs familles qui les accompagnent fréquemment.
ly.^PRIX-CCURANT DE DENRÉES ET D'ÉTOFFES A ZANZIBAR (1883)