‹ La vie en Afrique, ou, Trois ans dans l'Afrique centraleChapitre 212 sur 232 · XIX.— INARCHANDISES OU CAPITAL DE RÉSERVE · texte numérisé non relu

XIX.— INARCHANDISES OU CAPITAL DE RÉSERVE

(50 OUA-NYAMOUÉZIS.)

400 pièces de Satini, (l**^' qualité.) ^ Le Satini, cotonnade légère, autrefois d^échaijge général, n*est plus guères accepté que dans Tintérieur, entre Tabora et les bords du Lac. En n'emportant que des qualités supérieures, on aura l'avantage sur les Arabes, qui s'en tiennent encore aux Satinis de 6 à 7 livres la pièce.

Cette réserve est destinée à parer au renchérissement des vivres, aux arrêts imprévus et, enfin, au séjour de quelque durée dans une Station, en attendant des ravitaillements delà Côte.

Au besoin ces 400 pièces d'étoffe suffiraient au Posho de 60 Askaris, pendant une année, à supposer que la caravane fût en destination d'une Station existante ou à fonder. Mais il faut prévoir aussi les difficultés des iourragements et le cas d'achat de territoire, à solder immédiatement.

Une certaine quantité d'étoffes de couleur, Kaniki, Ranghi, Maouaras etc., sera ajoutée aux charges des porteurs, désireux de doubler leur salaire et leur Posho.

Comme on pourra s'en assurer, toutes nos charges sont réparties de façon à occuper le personnel tout entier. Celles affectées aux Askaris dépassent même de 7 le chiffre des Zanzibarites et nous trouvons 2 charges de plus pour les Oua-Nyamouézis. Mais là encore, il faut compter sur les porteurs à charges majorées, comme en cas de désertions, assez fréquents.

D'ailleurs, comme nous l'avons dit, les provisions de route s'épuisent dès le premier jour.

C'est pourquoi aussi, les fuites de porteurs et les pertes,au cours de la marche, par suite d'attaques de Rougas-Rougas, ou de maladies, ne présentent guères d'inconvénients irrémédiables.

Seules les désertions en masse sont à craindre, et pour les prévenir, il importe d'être absolument sûr de son personnel.

Fin des appendices du 1®^ volume.

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