‹ La vie en chansonsChapitre 21 sur 97 · LA NUIT CHEZ LA VOISINE · texte numérisé non relu

LA NUIT CHEZ LA VOISINE

Je passais, fou de tendresse.

.Mes bras autour de son corps.

Oui, mais repoussant l'attaque.

En me donnant une claque :

Ah ! c'est ça, dit-elle, alors, Je vais vous mettre dehors.

Un discours plein de pudeur Sortant même de sa bouche, Glacial comme une douche, Vint modérer mon ardeur.

Bien que le cœur plein d'alarmes, Admirant toujours ses charmes.

Je n'abaissais pas les armes :

Cependant, mes chers amis, J'obéis à la cruelle, Et, regagnant la ruelle, A ma parole soumis.

A regret je m'endormis.

Dans la nuit tout reposait, Quand, surprise sans pareille, J'entendis à mon oreille Une voix qui me disait :

Honoré, la chose est claire.

Que vous menez pour me plaire, Une conduite exemplaire Du mérite le plus grand.

Pourtant elle me désole, Et quant à votre parole, Soyez moins indifférent, De grand coeur on vous la rend.

Air : La Mère aveugle (Béranger).

Au docteur Louveau, Directeur de la Salle des Capucines.

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