‹ La vie en chansonsChapitre 4 sur 97 · SI J'ÉTAIS LE PETIT JÉSUS · texte numérisé non relu

SI J'ÉTAIS LE PETIT JÉSUS

Dans l'àtre de la cheminée Noël, que tous vous connaissez.

Descend une fois chaque année.

Une fois ce n'est pas assez !

Aussi, pour mettre sur la cendre, Des bonbons, des pantins joufflus, Chaque nuit j'y voudrais descendre, Si j'étais le petit Jésus.

Je vois bien quand Mouton aboie, Quand il bondit et rebondit, Si c'est de fureur ou de joie, Mais je ne sais pas ce qu'il dit.

Pour qu'il me cause dans sa niche, Où, trop souvent, il est reclus.

Je ferais parler mon caniche, Si j'étais le petit Jésus.

Bonne grand' mère Marguerite.

Au lieu d'avoir quatre-vingts ans, Redeviendrait toute petite Et noirs seraient ses cheveux blancs.

Mon grand papa dont la voix tremble Aurait cinq ou six ans au plus Et nous pourrions jouer ensemble, Si j'étais le petit Jésus.

Aimant les roses, la verdure, Les chants d'oiseaux, l'azur du ciel.

Je voudrais voir dans la nature, Durer un Printemps éternel; Puis, ainsi que les fleurs nouvelles, Sur les arbres des bois touffus., Eclore des polichinelles, Si j'étais le petit Jésus.

Deux de mes petits camarades Ont l'air malingre et souffreteux, Ils sont presque toujours malades, L'un est bossu, l'autre est boiteux.

Guérissant chacun à la ronde, Enfants contrefaits ou perclus Ne souffriraient pas en ce monde, Si j'étais le petit Jésus.

La musique de M. A. Trojelli est en vente chez Emile Chatot, éditeur, 19, rue des Petits-Champs.

Page 1