‹ La vie en chansonsChapitre 82 sur 97 · IDYLLE · texte numérisé non relu

IDYLLE

Un jour, en traversant la plaine.

Avec la blonde Madeleine.

J'aperçus un petit cochon,

Eh ! digue don daine, eh ! digue don don. L*humble habitant de la campagne Avait près de lui sa compagne Qu*il frôlait d'un air folichon.

Eh ! digue don daine, eh ! digue don don.

Madeleine étant très timide,

Près d'eux passait d'un pas rapide,

Mais moi je lui dis : « Madelon!

Eh ! digue don daine, eh ! digue don don. « Contemple ce tableau champêtre; « Si tu crains de te compromettre, « N'ouvre qu'un œil. ouvre le bon,

Eh ! digue don daine, eh ! digue don don.

« Dans ce couple vois-tu, ma belle, « Le gros est une demoiselle, « Et le maigre un jeune garçon,

Eh ! digue don daine, eh ! digue don don. « Plus d"un amoureux qui soupire « Comme lui voudrait pouvoir dire « A fillette à l'œil polisson :

Eh ! digue don daine, eh ! digue don don. »

Madelon regarda, distraite.

Et fut tellement stupéfaite Qu'elle en lâcha son balluchon.

Eh! digue don daine, eh! digue don don. Puis, partit d'un éclat de rire :

Tableau qui ne peut se décrire; On ne voyait plus qu'un cochon,

Eh! digue don daine, eh ! digue don don.

Eh! dis-je, il n'est rien là d'étrange, Mais la fauvette, la mésange, Le chardonneret, le pinson.

Eh digue don daine, eh ! digue don don. Le coq à la crête éveillée, Les amoureux sous la feuillée, Tout chante la même chanson,

Eh ! digue don daine, eh ! digue don don.

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