II
Maxime de Tyr * et Porphyre * en rapportent une seconde assez ingénieuse :
Tou; Su' 'AtuoXXwv çO<t', 'AaxXifi'Juiov tîSe Wkinavx Tôv (Jiàv ïvx ^'uj^vîv, Tov S' ïvx oSjJia aooi.
Une troisième, contenue dans TAnthoIogie^ a été ainsi traduite par un de nos vieux poètes:
Debout sur cette tombe, aigle, dis-nous pourquoi Tu contemples des cieux la demeure étoilée ? — De l'âme de Platon, vers l'Olympe envolée
G*est l'image que j'offre en moi :
Mais son corps, produit de la terre, Au sol athénien a rendu sa poussière.
Platon trouva dans l'antiquité des admirateurs qui allèrent, dit-on, jusqu'à élever des temples ou du moins des 7]pûa en son honneur ^ : parmi les inscriptions grecques découvertes par Letronne en Egypte, il en est une où Nicagoras d'Athènes demande au philosophe, comme à une sorte de génie tutélaire, de continuer à protéger son voyage *. Des monnaies furent frappées à son effigie. Chaque année ses disciples se réunissaient pour fêter par un banquet l'anniversaire de sa naissance, et Ton trouvera ailleurs la description des hommages enthousiastes décernés à sa mémoire par les Platoniciens grecs et italiens du xv® et du xvi« siècle.
Rien ne nous autorise à révoquer en doute l'authenticité du testament de Platon, tel qu'il est rapporté par Diogène Laërce*: