‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 99 sur 203 · Lettre · texte numérisé non relu

Lettre

2. Platon serait mort de dépit de n'avoir pu résoudre un problème que lui proposaient des matelots»

rix. En même temps grandissait au nord la puissance qui illait mettre la main sur la Grèce, et bientôt sur la Perse et lur l'Asie. La prise d'Olynthe en 348 fut le prélude de ces boueversements politiques qui vingt ans plus tard, arrachaient à ^Kschine dans le Procès de la couronne cette exclamation mé- :xnorabIe : « Que d'événements étranges, inattendus, accomplis ^noosjoursl Non, nous n'avons pas vécu delà vie des hommes: nous sommes nés pour l'étonnement de la postérité». Aussi le biographe de Platon est-il tenté de lui adresser les mêmes f)arole8 queTacite à Agricola : w Tu vero felix non vitœ lantum daritate, sedetiam opportunitate mortis ». Ce qui est certain, c'est qu'après avoir fondé la plus brillante peut-être de toutes les écoles et légué à la postérité des écrits admirables, le philosophe, à sa dernière heure, eut le droit de s'écrier avec plus de raison encore qu'Horace : « Non omnis moriar ». En attendant les honneurs que devait lui décerner la postérité, il s'était élevé lui-même un monument, impérissable et éternel comme 80D génie.

A sa mort, plus justes envers lui qu'ils ne l'avaient été envers Socra le à qui cependant ils devaient davantage, les Athéniens lui firent ou du moins permirent qu'on lui fit de superbes funérailles. Un tombeau lui fut élevé dans sa propriété près de cette Académie que son enseignement avait rendue à jamais célèbre : il subsistait encore au temps de Pausanias ^ Les anciens mentionnent différentes épitaphes qui y auraient été gravées ^: mais il n'en est aucune qui ait pour elle une authenticité bien démontrée. Celle que l'Anthologie ^ attribue à Speusippe nous paraît digne d'être citée ici :

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'• Ii30: *AxaSTi{i.tot; où it6p^(i> IlXaxwvo; jivT)|jia Ittcv.

2* Diogène Laërce» III, 43-45. — Cf. Osann, Uber ein'iQe Grabschriflen auf

i^ifiton (dans ses Beilrclge zur griechischen iind vômischen LileraturgescMchle, 1835).

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