‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 111 sur 203 · Protagoras, 347 G-D · texte numérisé non relu

Protagoras, 347 G-D

2. Platon, dit à ce propos Aullu-Gelle (xv, 2), a pensé qa*on pouvait, la coupe à la main, prendre un repos honnôte et salutaire. Il faut paraître sur le champ de bataille, se mesurer de prés avec les voluptés et mettre sa tempérance sous la garde de la force et de la modération. — Cf. Macrobe, Saturnales, IL 8.

3. Ou |ji6vov xk (lerà (ncou6r,c TcpaTT^pievac à^to(Avr|(A<SvEUTO(, àXXot xat ta h xaXç icaiSiaTç. — On sait avec quel succès Plutarque s'est inspiré de ce programme dans ses biograpiiies.

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Mèdes, au sein de la corruption qu'engendre le bonheur : aussi cette négligence eut-elle les suites qu'il était naturel d*en attendre K » Si l'allusion est certaine, ce qui demeure à la rigueur contestable, qu'a voulu Platon ? Mettre en garde les lecteurs de la Cyropédie contre une crédulité trop absolue. Ce livre n'ayant d'autre but que de donner une idée d'un grand prince, sans aucune prétention à Texactitude historique, Xénophon, si toutefois il a vécu assez longtemps pour lire cette page des Lois^ ne pouvait pas s'offenser d'une remarque de la vérité de laquelle il était le premier persuadé. Hàtons-nous d'ajouter que le dessein môme de son ouvrage était hautement approuvé dans un autre passage du môme traité, où Platon déclare « que ceux qui ont été bien élevés deviennent d'ordinaire des hommes estimables, et qu'ainsi l'éducation est le premier des biens pour un cœur vertueux, lorsqu'elle a pour but de nous former à la vertu dès notre enfance et de nous inspirer le désir ardent d'être un citoyen accompli, et de savoir commander ou obéir selon la justice ^ » N'est-on pas également en droit de considérer comme un éloge indirect de Xénophon la peinture séduisante que Socrate trace dans le Premier Alcibiade de la discipline des Perses et de la fertilité de leur territoire, alors surtout que pour donner plus de poids à ses paroles il invoque l'autorité d'un témoin digne de foi, du nombre des Grecs qui se rendirent auprès du grand roi^?

On voit ainsi s'évanouir l'un après l'autre les arguments prétendus invoqués à l'appui de l'opinion que nous discutons. Mais l'esprit si aisément inventif des critiques est allé plus loin. On s'est aperçu, par exemple, que certains passages de Y Ion paraissaient empruntés au Banquet de Xénophon* : aussitôt sans plus de «^ouci de la date que du degré d'authenti-

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