Mémorables
Kt en effet, comme Platon le lui fait dire dans la République^: « C'est avec raison que dans les cités vulgaires le philosophe refuse de prendre sa part du fardeau du gouvernement : elles noot rien fait pour lui : il n*a rien à faire pour elles ». Le Silence gardé par l'histoire, et le texte des écrits d*Aristote autorisent également à affirmer que le fondateur du Lycée, tout 6o(ior à son zèle pour la science, a réussi à se désintéresser des graves événements qui bouleversaient alors la Grèce et le moocle.
Ak.uj reste, les faits venaient de montrer avec une cruelle évidence le sort réservé au sage qui osait s'attaquer à ces sophist.es, à ces rhéteurs, flatteurs de la multitude dont ils reciji. cillaient en retour les applaudissements ^. Platon songeait déjà, à lui-même tout autant qu'à son maître, quand il écrivait, dans y Apologie : « Quiconque voudra lutter franchement comt^re les passions d'un peuple, celui d'Athènes ou tout autre quîoonque voudra empêcher qu'il ne se commette rien d'injust^e ou d'illégal dans un Etat, ne le fera jamais impunément. Il f3.iii de toute nécessité que celui qui veut combattre pour la justice, s'il veut vivre quelque temps, demeure simple particulier ^ » Et il est évident que si Platon a consacré deux traités complets à l'étude des lois du gouvernement des hc>ixiines, il Ta fait en penseur et en philosophe, non en poli- ^l^iequi lance fièrement un programme en attendant le jour où. t.out un parti l'élèvera au pouvoir avec mission ou même ^^^c mandat impératif de le réaliser. N'ayant jamais, à ^'^Xemple de son maître, provoqué ouvertement par ses sarc^Smes la vanité athénienne, Platon ne connut pas la faveur, ^^is aussi il lui fut donné d'éviter la disgrâce. Comme l'a dit