‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 196 sur 203 · In Alcib.y · texte numérisé non relu

In Alcib.y

ii. Tô *Ki::vôfi'.ov voOs-jc; i OsTo; TIpoxXo;, éxpiXXEi oï xal rà; IloXiTS'a;, 6ià to :ioX>,o'j; eîvai Xivou; xai (xr, ûtaXoYixw; fzypa^^OLi' xal tou; Nô(ioy; oià to avro. \a\ iiu'»iiio phraso ligure au 2G« chapitre' des Prolégomènes à la Philosophie de Platon: il est trôs possible qu'Olyinpiodore auquel ou les fait remonter se aoit nMulii «MMipablo d'uno confusion. Cette assertion surprenante attribuée à l*roclua a ôl»» discutée dans deux articles de T/Ze/WM, le premier de Zeller (XV. 548), le second de Freudenthal(XVl, 201). Ce dernier rappelle que Proclus. sj'inblabl»^ à ce jjjram mai rien Didyme lequel, dit Quintilien (I, 8, \'J) avait tant écrit qu'à chaque instant il lui arrivait de se contredire, a très bien pu au cours do sa longue carrière exprimer un jour un ju<;ement peu favorable à rauth<mticité de la Républûjue et des Lois, jugement exagéré ensuite par un de ses auditeurs, sauf à revenir plus tard àuneopinion moins déraisonnable. 11 est certain d'ailleurs que des le second siècle do notre ère.

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nyme devoOs'jsiqui précède, la fausseté évidente par elle-même de l'assertion serait surabondamment établie, en ce qui concerne Proclus, par les commentaires qu'il nous a laissés sur la République, On ne saurait nier que les œuvres de Platon ne lui fassent très familières : il en est bien peu quMl n*ait pas mentionnées ou dont il n*ait pas donné des extraits dans ses nombreuses études d'exégèse philosophique. Tant de citations auraient pour nous un prix inestimable, si elles pouvaient nous servir à constater rauthenticilé des dialogues devenus suspects à la science moderne : mais de l'aveu de M. J. Simon, il est malheureusement impossible de fonder aucune induction de cette espèce sur un témoignage aussi dénué de toute autorité critique. Les néo-platoniciens du v® siècle sont trop éloignés de Platon dans l'ordre des temps pour le connaître sûrement à la lumière de l'histoire, et malgré leurs prétentions contraires, emportés par un courant d'idées trop différent pour Tapprécier sainement à la lumière de leur philosophie ^

Ainsi pour nous résumer, la question d'authenticité, posée au sujet des écrits de Platon, par le fait, d'une part, de l'absence de tradition arrêtée dans l'école, et de l'autre, des falsifications que dut provoquer de bonne heure et notamment lors de la fondation des grandes bibliothèques la renommée exceptionnelle du grand philosophe, n'a jamais été chez les anciens l'objet d'une enquête ni d'une discussion approfondie, devant aboutir à un résultat incontestable et incontesté : elle n'a été agitée et résolue qu'à une époque tardive, par des juges mal éclairés, prononçant dans un domaine qui n'était pas

le sens véritable de ces deux grands ouvrages politiques de Platon B*était perdu. Albinus ne voit dans la République qu'un traité d'éducation et ne trouve aucune tiièse philosophique à citer dans les Lois» Jamblique raye ces deux dialogues de la liste des écrits classiques (7cpaTT(â(isvoi) de Platon, et Proclus lui-même, dans sa Theologia platonica, les relègue au second rang, au-dessous du Cratyle et du Prolagoras,

1. « Peut-être au xix* siècle sommes-nous plus près du sens des dialogues de Platon que ces néo-platoniciens qui lui imposaient trop souvent, sinon toujours, les formes, les cadres et pour tout dire, les fantaisies de leur imagination métaphysique » (Gh. Lôvéque).

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le leur et sur des documents probablement en partie altérés. Kt puisque les seuls dialogues dont Tauthenticité ressort d'une façon irréfragable dos citations de Tunique témoin compétent, je veux dire d'Aristote, sont précisément ceux où la hauteur des pensées, le talent de la composition et la perfection du style obligent à reconnaître la marque du maître, ex ungtie leonem, ceux par conséquent dont l'origine n'a jamais été sérieusement contestée, il reste à tous les autres à subir l'épreuve de la critique et à justifier la réputation dont ils ont joui. Sans doute, nous le répétons, il serait à la fois plus commode et plus sur de pouvoir terminer ces délicates controverses en s'appuyant sur des arguments historiques, c'est-à-dire sur des faits positifs et des textes précis : mais, comme on a pu s'en convaincre, nous sommes, bon gré, mal gré, renvoyés h l'emploi du critérium interne avec toutes les difficultés, toutes les incertitudes, partant toutes les fluctuations que comporte une pareille enquête *. Aussi ne sera-t-il pas inutile de rappeler en quelques mots d'un coté les procédés h mettre en œuvre, les précautions à observer pour instruire de semblables procès, de l'autre les règles à suivre, les considérants à invoquer pour les trancher.

i. Après avoir exposé les polémiques qui se sont engagées au sujet des citations de Platon par Aristole, Ribbinp^ ajoute : « Wir haben dicsen panzen Sfreit nuranfiiliren wollen, um zu zei}?en, dass man bei dem Vorsuchc. sioli der Antoritiit des Aristotelos allein uud im Einzelnen in Riicksiclit auf die Echtlieit der platonisclion Schriften zu bedienen o 1er liberhaupt diesc Frago durch iius.sen» Zcut^nisso zu einer endiiclion Entscheidung zu bringen, zuletzt zu Conjecturen getriebon wlrd, von denen «âne jede Probabilitiitsflrrundo fur sich anfiihren kann, welche ebcnso gut sind als die der entgegenges.elzten,olinedass wederdie einen nochdio anderen decisiv wiiren. » (Genetische Darstellung der Ideenlehre» p. 112, note.)

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