‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 37 sur 203 · C. La Perse · texte numérisé non relu

C. La Perse

Bienveillante ou hostile, la Perse dès ses premiers rois ne fut pas une inconnue pour les populations helléniques, avec lesquelles, par ses provinces de TAsie-Mineure, elle était en contact incessant. Sauf la durée relativement assez courte de

1. Cf. Plutarque, De Alex, fortuna, 5. — On lira avec intérêt sur ce point le mémoire rédigé par M. Senart à Toccasion du soixantième anniversaire de la Société asiatique, Windisch {Der griechische Einfluss in indischen Dramen, Berlin, 1882) fait de tout ou de presque tout ce qui nous reste du théâtre hindou un reflet direct, une sorte d'adaptation du théâtre grec de l'époque macédonienne. C'est aussi Topinion de Pliil. Chasles.

2. Sur ce point même les avis des orudits sont partagés. Cf. Gough, The philosophy of the Upanishads and ancient indian metnphysics, Londres, !882. E. Egger s'étonnait que les Grecs d'Alexandre eussent rapporté de l'Inde si peu de notions précises sur les castes, sur la reforme bouddhiste, sur l'immense richesse de poésie accumulée par le travail des siècles chez les nations riveraines de l'Indus et du Gunge. On a jadis conjecturé, écrit-il, que la philologie alexandrine devait quelque chose de ses procédés et do ses méthodes subtiles à Tesprit des grammairiens hindous : ces conjectures ne résistent pas à un examen impartial.

3. L'auteur des Tusculanes (V, 27) appelle l'Inde un pays sauvage : « Quae barbaria India vastior aut agrestiorf »

Page 1