Cahiers du tiers états, art. 57 à
2. Ibid., art. 80, 85 à 94. Thouret avait émis le même vœu dans son Rapport à l'Assemblée provinciale.
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tout le reste du royaume ; on demande encore, par une singulière inconséquence, la confirmation de la charte normande et le maintien des privilèges qu’elle assure à la province‘ ». Mais c’est surtout en ce qui concerne la justice que de graves innovations sont introduites. La réforme des abus, l'établissement « d’une ligne de démarcation entre Les objets d’administration et ceux qui sont du ressort de la juridiction » font place à des vœux bien plus précis et d’un caractère plus radical : la défense faite aux cours souveraines de modifier les lois ou d’en retarder l'exécution, l'abolition de la vénalité, l'extension de la compétence des juges de première instance, l'établissement d’une chambre souveraine en matière de commerce, tous ces articles étaient des coups droits portés au Parlement. Il fut blessé au vif. Il y eut des protestations motivées de la part de quelques corporations qui lui étaient inféodées*. L'ordre des avocats, en particulier, bläma ses commissaires qui, sauf un seul, avaient adhéré aux articles séditieux*. Il s’ensuivit même au sein de l’ordre une véritable scission qui dura plusieurs mois *. Le Parlement, naguère si arrogant, n'en avait pas moins enregistré une: seconde défaite : il la devait à la coalition de l'hôtel de ville et d’une fraction des avocats. L’un de ceux-ci, et non le moins redoutable, avait, par surcroît, à venger les injures