Page
peut correspondre à une énorme inégalité de population. En outre, 1l condamnait le système d’élections à plusieurs degrés.
Tous ees inconvénients disparaîtraient si l’on adoptait son plan : ce n’est pasle royaume qu'ils’agirait de diviser, mais les provinces. Cette division se ferait par les soins d’un Comité qui tiendrait compte de l'étendue, de la population, du chiffre des impositions, des productions, de l'industrie. Il demandait enfin que les villes et villages pussent députer directement à l'assemblée de département.
Les orateurs qui lui succédèrent, et ils furent nombreux, ne ménagèrent pas leurs critiques au plan du Comité pris dans l’ensemble ou dans les détails. Nous ne pouvons analyser tous leurs discours. Pison du Galland demandait trente-six départements, Aubry-Dubochet, tantôt cent vingt-cinq, Lantôt deux cent trois. Gautier de Biauzat et Sinety se faisaient les défenseurs des petites municipalités, Barère voulait que l’on prit pour base non le territoire,
mais la population. Barnave admettail la division en
quatre-vingts parlies environ, à condition que l'on tint compte des observations des députés des provinces, mais il blâmait vivement les sept cent vingt subdivisions * «trop grandes pour des municipalités, trop petites pour des districts d'administration. » Il s'élevait aussi contre les trois degrés d'élections ; il ne pouvait admettre que quatrevingt-un électeurs, nommassent à eux seuls neuf députés. Il proposait de réduire Le nombre des districts de trois à quatre au plus, et de confier aux électeurs de district le soin de députer directement à l’Assemblée nationale.
Les critiques les plus pénétrantes furent celles qu'adressa un député du Berry, M. de Bengy-Puyvallée ?; il écartait à la fois le plan de Mirabeau et celui du Comité.
| 4. Articles proposés à l'Assemblée sur le travail du Comité de Dos
tion. Le 29/303.