Arch. nat. W
3. Il est appelé ailleurs Flotte, ci-devant ministre de la République à Florence.
4. Dillon (comte Arthur de) d’origine irlandaise, né en 1750 à Braywick, député de la Martinique aux Etats généraux, général en chef de l’armée du Nord, juin 1792, traduit devant le tribunal révolutionnaire, décapité 43 avril 1794.
5. Simond (Philibert) né à Rumilly en Savoie, vicaire général, député du
Dillon lui dit qu'il viendrait le trouver chez lui ; qu'il amènerait Simond et ferait en sorte d'amener Thouret, aussi détenu ». Dillon et Simond se rendirent dans sa chambre et discutèrent devant lui’, Leur confiance était mal placée; le citoyen La Flotte n'eut rien de plus pressé que de les dénoncer. L'administrateur de police avertit immédiatement les Comités de sûreté générale et de salut public. Ordre fut donné de conduire au Comité de salut public le nommé La Flotte et de mettre au secret Simond, Dillon et Thouret*.
Le lendemain, 16 germinal, jour de l’exécution des Dantonistes, Vadier révéla les noirs projets des conspirateurs. Couthon fournit de nouveaux détails : « Ce Dillon dirigeait le complot ténébreux conçu dans le séjour du crime. Dans la nuit d'hier les portes des prisons devaient. être ouvertes à ces monstres par les soins d’un concierge qu'ils avaient gagné. Sous le commandement de Dillon, ils devaient égorger les membres du Comité de Salut public, délivrer les conjurés, immoler les membres du tribunal révolutionnaire, massacrer les députés et les patriotes les plus ardents, se porter au Temple, en extraire l'enfant Capet, que Danton aurait présenté au peuple *: » Le soir, Gouthon répéta ces extravagances aux Jacobins", mettant en cause Simond, Thouret, l’ex-constituant, et le ci-devant général Arthur Dillon.
Ce fabuleux complot, connu sous le nom de conspiration
Bas-Rhin à la Convention (sept. 1792), décrêté d’arrestation 17 mars, condamnéà mort 43 avril 1794. |
4. Moniteur 45 germinal an Il, réimp. XX, 133. La dénonciation de la Flotte, accompagnée du procès-verbal de l'accusateur public est aux Arch. nat. C 297.
2. Arch. nat. F 7/4435. Ordre signé B. Barère. Billaud-Varennes, Collot: d’Herhois, Carnot, Couthon (Recueil des actes du Comité de salut public, “édition Aulacd XIL, 379. On voit par là que Thouret n'avait pu être mis au secret à la fin de ventôse, comme le dit la Biographie nouvelle.