‹ La vie et l'œuvre d'un constituantChapitre 227 sur 234 · LA FORTUNE DE THOURET · texte numérisé non relu

LA FORTUNE DE THOURET

Nous avons pu établir que Thouret, à la veille de la Révolution, jouissait d’une assez large aisance Ÿ. Une curieuse lettre, non datée, mais qui est certainement de juillet 1787, nous donne l’état détaillé de la fortune de Thouret à cette date. Elle est adressée par son frère, le médecin, à M. Desgardes, premier commis au département des finances. Il s’agissait de prouver que l’avocat de Rouen pouvait tenir « décemment et honorablement » sa place de procureur-syndic. Nous en détachons les passages essentiels : « Je recois à l'instant, Monsieur, une lettre de mon frère avec une note plus détaillée sur les possessions dontil jouit dans la généralité de Rouen, qu’il me charge d’avoir l'honneur de vous communiquer. Elles consistent : 1° en.une très belle ferme située dans la paroisse de Grémonville-en-Caux, élection de Caudebec, composée de 60 acres de

1. Inventaire des délibérations municipales (série A 39). La délibération est du 17 janvier 1783.

2. Brette, (Documents etc.), tome IH, députés ayant siégé. 3. Voir plus haut, chap. xur.

Page 1