‹ La vie et l'œuvre d'un constituantChapitre 61 sur 234 · Arrêt du Parlement, 3 décembre · texte numérisé non relu

Arrêt du Parlement, 3 décembre

naître par la Cour la validité d’un mariage entre protestants (l'arrêt fut, il est vrai, cassé par le conseil) *.

IL fait rejeter la demande du curé de Barneville-sur- Seine ? qui réclamait à ses paroissiens la dîme des fèvesharicots, récoltés sur un terrain labourable et décimable *

En revanche, il soutient les prétentions d’un autre curé, le sieur Godefroy, qui veut exiger de ses paroissiens la dîme du sarrasin au champ, à la onzième gerbe au roseau, alors que ceux-ci offrent, suivant la coutume, de payer la dime au grenier, cs un boisseau par acre. Cette fois, il perd son procès *.

On pourrait citer d’autres cas où Thouret prend la défense des privilèges qu'il devait condamner si hautement dans ses écrits. Ainsi la communauté des écrivains intentait une action à l’abbé- Langlois, « chez lequel on avait trouvé deux sortes d’é:oliers, les uns faisant des versions, les autres écrivant en différents caractères sur du papier pot ». Une consultation d'avocats appuya leurs réclamations. « Il n’est pas douteux, disaient les signataires (et Thouret était du nombre), que les prètres qui enseignent le latin ne peuvent ni enseigner eux-mêmes à écrire, ni faire enseigner en leurs maisons que par les maîtres-jurés “.

L'affaire suivante est encore plus significative. Les officiers du bailliage de Rouen s'étaient permis de contester le droit de haute justice exercé par le prieur et les religieux de la Chartreuse de Saint-Julien sur le fief de la Fontaine-Jacob*, droit qui remontait, paraît-il, à sept siè-

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