‹ La vie et l'œuvre d'un constituantChapitre 70 sur 234 · Il n’y eut que quatre séances, les 18, 20, 21, 22 août · texte numérisé non relu

Il n’y eut que quatre séances, les 18, 20, 21, 22 août

4. Messire Étienne-Thomas de Maussion, chevalier, seigneur de Jambville, Frémainville et autres lieux, conseiller du Roi en tous ses conseils, elc. Dernier intendant de Rouen, 1787 à 4790, il fut décapité le 25 février

5. Thouret fut élu à l'unanimité des voix moins la sienne. (Mouard, note 3.)

6. « Cette commission doitêtre en tout temps, et surtout dans ce moment, composée de gens sages, intelligents et zélés pour le bien public. » Arch. nat., H 1595.

quatre personnes, un ecclésiastique, Pabbé de Goyon’, un noble, Couvert de Coulons”, et deux membres du tiers état, Le Couteulx de Canteleu * et Gueudry.

Dans ses fonctions nouvelles, Thouret déploya une activité surprenante. Deux semaines ne s'étaient pas écoulées qu'il mettait sous les yeux de la Commission les renseignements qu'il avait recueillis relativement aux routes, aux ateliers de charité, aux ponts et chaussées. Quinze jours plus tard, il présentait de nouveaux tableaux relaüfs à la taille. C'était lui qui ouvrait les lettres adressées à la Commission, répondait en son nom, entretenait une correspondance détaillée-avec les départements, enfin rédigeait des rapports au nom de la Commis- Sion °

La deuxième session de l'Assemblée provinciale, la seule qui compte et qui ne fut suivie d'aucune autre, s’ouvrit le 19 novembre dans le couvent des Cordeliers’. Les fonctions de la Commission intermédiaire étaient suspendues jusqu'à la clôture de l’Assemblée. A la messe du Saint-Esprit, l'abbé Dillon fit un discours remarqué, célébrant « l’heureuse révolution » qui se préparait grâce au

Vicaire général, abbé de Saint-Victor-en-Caux. Président au Parlement de Normandie.

Écuyer, seigneur de Canteleu, premier échevin de la ville de Rouen. . Procureur en la Chambre des comptes de Rouen.

. Les séances hebdomadaires commencèrent le 24 août pour se terminer

le 15 novembre (procès-verbaux des séances de la Commission intermédiaire. Arch. Seine-[nf., C 2113).

6. L'abbé Baston, vice-promoteur de l'officialité, dans ses mémoires écrits en 1797 pendant l'émigration, raconte ainsi une visite qu'il reçut de Thouret à cette occasion: « Quelques jours avant l'ouverture des séances, il jugea convenable de se présenter avec quatre membres du Tiers-Etat, dont il était le syndic, chez différents membres de la noblesse et du clergé. députés à l'Assemblée. M. l'abbé de Saint-Gervais, avec qui je demeurais, en était. Messieurs du Tiers ne le trouvèrent pas, et je reçus la visite à sa place. Je me souviens encore, comme si c'était d'hier, que l'avocat me dit: « Nous prévenons aujourd’hui nosseigneurs, mais nous ne tarderons pas à avoir notre tour. » (Mémoires, 4897-1899; I, p. 302. Bibl. Nat., L 45/63.)

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