Rue de l'Estrade, aujourd’ hui rue Nationale
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concours de ces « assemblées patriotiques ‘ ». Le soir, le eardinal offrit un diner à ses collègues ?.
Les séances se succédèrent sans interruption jusqu’à la fin de décembre, entrecoupées seulement par des visites de cérémonie faites et rendues aux principaux corps de la ville. Même les cours souveraines qui, au fond, détestaient l'Assemblée provinciale, firent bon visage à sa députation. Le Parlement, par l'organe de son premier président, déclara recevoir avec satisfaction ses hommages *. La Chambre des comptes alla jusqu’à lui offrir son concours".
Le corps municipal, la Chambre de commerce, la Société d'agriculture, l'Hôpital général, la Cour des monnaies, l’Académie enfin vinrent tour à tour haranguer, en style fleuri, la nouvelle assemblée.
Quant à l’intendant, M. de Maussion, son rôle se borna, cette fois encore, à ouvrir et à clore les séances et à communiquer, à de rares intervalles, les instructions du Roi *
Au demeurant, ses rapports avec l’Assemblée furent des plus courtois. Il n'en fut pas de même partout : à Caen ° par exemple, à Lyon’, à Châlons *, à Tours”, des conflits
4. Ce discours imprimé est aux Archives de la Seine-Inf., C.2110.
2. On y porta la santé du Roi. « On but ensuite à celle du digne prélat. Il se leva alors pour répondre à ce mouvement de reconnaissance. Pour quelle santé va-t-il proposer de former des vœux ? « C’est aubien public que nous devons boire », dit-il, avec l’émotiondu sentiment et du patriotisme, et toute la compagnie, accueillant avec empressement cette provocation, but au bien public, dont le soin sacré la rassemble et qui forfe l’unique objet de ses vœux et de ses travaux. » (Journal de Normandie, 24 novembre 1787.)
3. Cette expression, omise au procès- -verbal, se trouve dans les registres secrets du Parlement.