‹ La vie et l'œuvre d'un constituantChapitre 87 sur 234 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'Assemblée provinciale venait de terminer ses travaux. Elle avait émis des vœux, pris des arrêtés, rédigé des règlements ; il restait à en poursuivre l’exécution jusqu’à l’ouverture de la session nouvelle ‘. Ce fut la tâche de la Commission intermédiaire, tâche lourde pour deshommes pleins de zèle et de dévouement, mais tout au moins novices en fait d'administration. Elle leur fut rendue pénible par les obstacles de toute sorte quela malveillance de ses adversaires et la faiblesse du gouvernement accumulèrent sousses pas. De ces déboires et de ces dégoûts, personne ne prit une plus large part que Thouret.

La Commission se réunissait une fois par semaine sous la présidence nominale ou effective de l’archevêque de Rouen *. Le nombre de ses membres avait été augmenté : à ceux qui en faisaient partie primitivement s'étaient adjoints le marquis de Conflans * et l’abbé de Saint-Gervais pour la noblesse et le clergé, Dambournay et de Fontenay*,

1. Cette session n'eut pas lieu parce qu'un certain nombre de membres des Assemblées provinciales étaient convoqués à l’Assemblée des notables (novembre 1788).

‘ 2. Archives Seine-Inférieure. Procès-verbaux des séances de la Commission intermédiaire, & 2113.

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