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croire lorsqu'il afBrme qu'aocune province n'est détmîie, ni véritablement démembrée et qu'elle ne cesse pas d'être province et la province de même nom qu'auparavant * f Ce n'est là qu'un artifice oratoire ; le fond de sa pensée se montre quelques lignes plus loin : « Ne désespérons pas que le jour viendra oix, Tesprit national étant mieux formée H;ous les Français réunis en une seule famille, n'ayant qu*une seule loi et qu'un seul mode de gouveraement, abjureront tous les préjugés de l'esprit d.e corpoiution particulière et locale. »
Mirabeau répondit à l'orateur du Comité ; nous ne pouvons que résumer ici son discours très étendu * :
Il faut, sans doute, changer la division actuelle par provinces, et éviter de former de trop grands départements, mais en adoptant les principes du Confite, il arrive à des conclusions toutes différentes. Il veut cent- vingt départemmlLA^ sans communes ni cantons. Les administrateurs seraient aîtm in|mnMhi'n dfia administrés, et l'on y gagne* rait la suppression d'intermédiaires î n n ttfcs.
Autre avantage : ces départements ne seraient pas, comme ceux du Comité, formés du démeiiibremenl de plusieurs provinces : « Se sais bien qu'on ne couperait ni des maisons, ni des clochers; mais on diviserait ce qui est encore plus inséparable, on trancherait tous les liens que resserrent depuis si longtemps les mœurs, les habitudes, les coutumes, les productions et le langage. Dans ce démembrement universel, ehacun croirait perdre une partie de son existence*. » Puis il montre combien la base territoriale est vicieuse, puisque dans le département, dans les communes, dans les cantons, l'égalité de surface