‹ La vie et l'œuvre d'un constituant: Thouret, 1746-1794Chapitre 216 sur 239 · Bibl. nat. Le · texte numérisé non relu

Bibl. nat. Le

4. C*était le beau-frère' de M«, de Flahaut, amie de Talleyrand.

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minent par cette phrase sévère : « Tel est le système versatile par lequel il (le tribunal) donne chaque jour au peuple le scantlale de voir casser de» jugement» pour de» causes qui, la veille, ont été inutilement allég^uées pour en faire casser d'autres dans les méme^ circonsteinces '. » En conséquence, il demandait qu'on lui inteniit (conformément au principe posé par la loi du 29^ septembre 1791) <c toute annulation de jugement qui ne serait pas commandée spécialement par le texte préci» et UttéraJ de la loi ». On ne pouvait cependant reprocher à Thourel et k ses collègues défaire de l'opposition au: régime, établi . Loin de là ; ils n'avaient laissé passer aucune occasion d^aflirher leur civisme. Le i0 mai 1:792, introduit devan4i la Législative, Thouret avait fait l'éloge de la liberté, « qui grandit et se fortifie au milieu des obstacles comme la vertu dan» l'adversité, la bravoure dans le péril, et touDn» k» passions généreuses par la résistance. » Le H août, après- la prise des Tuileries, le tribunal s'était empressé d^àdliérer, devant la même Assemblée, à la révolution qui venait de a^accomplir. « Nous venons jurer dan» vos mains, au nom de la nation, de maintenir de tout notre pouvoir là lilM«rté, l'égalité et de mourir k noire poste. » (On applaudit dHn^^ toutes les parties de la salle et dans les tribunes^.) Aussitôt la Convention installée et la République pr(K*Iamé'^, Thouret se présente pour haranguer la nouvelle Assemblée et prêter serment de fidélité « aux dogmes sacré» de la liberté et de l'égalité ». — « Nous respe^tons-en voue le juste pouvoir que le peuple a toujours d** changer son gouvernement. Nous promettons soumission entière a la constitution que vous allex établir. C'est à la C^iwenlMn que doivent se rallier tous ceux qui ne désirmt fm» déchirer le sein de la patrie. » (On applaudit'.) Une der-

i. Bibl. nat. Le 3S/525.

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