Moniteur dw IB brainaire
â. Son nom. âgnre enooro co jour-là au. bas d*an jugement cassant' un jugement du tribunal criminel de la Drônie. (Arch. nat.. ÂDV 5.)
3. a Le Comité arrête que le nommé Thouret. ci-devant député à TAsseiublée coDBtiUianto et aujourd'hui pn^idcnU du trilianal d« cassation et le nommé Ghabroud également député à ladite Assemblée, seront mis en état d'arrestation dans, deux maisons de détention séparées» et ce par mesure de sûreté générale, et comme notoirement suspects, qu'ils y lesteront jusqu'à ce qu'il en. soit' autrement ordonné ; charge la force armée do mettrez le pissent* à exécution et les aufbri tés civiles de mettl^ Ite scellés sur leurs papiers. Signé : Vadier, La Vicomterie, David, Mbise flayle. Dubarranvi^uiv^^ Bas»Rtitn, Amai% Panis (copie de l'arrêté du Comité de sûreté générale. » (Archi nat. F 7/477&.)<
292 THOVRET
devenu une prison'. On y avait d'abord enfermé les députés prévenus de fédéralisme (2 juin 1793), puis des Anglais (20 vendémiaire =11 octobre), enfin des personnes de toute condition, parmi lesquelles les nobles étaient nombreux. « C'est là qu'on voit des hommes de tous les partis et 'de toutes les factions, qui aimaient la liberté pour leur compte. L'aristocrate le plus encroûté est auprès du monarcliien, qui se querelle avec le modeste feuillant. Le fédéraliste peste contre tous les trois*. » Thouret partageait la chambre d'un homme de lettres, François de Neufchâteau, escalier de la liberté'.
Pourquoi était-il détenu ? Aucun fait précis n'avait été relevé contre lui, mais il était « notoirement suspect», ainsi que le porte Tordre d'arrestation. En effet, Tarticle II de la loi du 17 septembre 1793 réputait gens suspects c( ceux qui, soit par leur conduite, soit par leurs relations, àoit par leurs propos ou leurs écrits, se sont montrés partisans de la tyrannie, du fédéralisme ou ennemis de la liberté ». Or le crime de Thouret était sa qualité d'ancien constituant. Prévenu du sort qui l'attendait « il ne voulut s'expatrier, ni même se cacher ; en vain on l'avertit que son nom était porté sur les listes du Comité de sûreté générale ; il refusa constamment un asile que lui offrit, à plusieurs reprises, le médecin Guillotin, ex-constituant* ». Fort de son innocence, il ne désespérait pas d'être remis en liberté, aussitôt qu'elle serait reconnue. Jl jugea donc utile d'adresser un mémoire justificatif au Comité de sûreté générale (14 frimaire an 11= 4 décembre 1793). C'est un acte de foi, en trois points, complet et sans réserve ; Thouret y adhère non seulement à la République, mais
4. Nombre des prisonniers au 26 bramaiiv : 3.372. dont 256 au Laxembourg. {Journal de la Montagne, 28 brumaire an H.)
2. Almanach des pinsons, an III. p. 59 et suivantes. Tableau du Luxent bourg.., (mAme volume, p. 133-136).
3. Thouret tils. Abrégé des Révolutions... (Discours préliminaire.)