Voir au chapitre m
APPENDICES 3i3
terres, louée 3.450 francs ; â^ en une autre ferme au Bois-Guilllaume près Rouen, avec maison et jardins de plaisance, louée 3.450 francs; 3^ en plusieurs maisons à Rouen, louées plus de â.500 francs, ce qui fait, en réunissant ces trois articles, plus de 7.000 francs de rentes en propriétés foncières actuelles et qui s'accroîtront par des successions prochaines. Mon frère me marque qu*il a de plus, en intérêts et papiers de commerce, un fonds considérable de plus de 430.000 francs, mais dont, en me chargeant de tous donner ces renseignements^ il me recommande de vous prier de ne faire mention que verbalement ^.. »
Nous ignorons si Tbouret, fixé à Paris par ses nouvelles fonctions, conserva les propriétés qu'il possédait en Normandie. En lout cas, un document signalé pour la première fois, croyons-nous, par M. Clérembray^, et que nous avons retrouvé aux Archives nationales ^, le mentionne parmi les co-acquéreurs de la forêt de . Touques^. Celle-ci, vendue par le duc d'Orléans au profit de ses créanciers, avait été achetée le 8 janvier 1793 par le citoyen J.-fi. Lakanal' pour 5.200.000 livres. Quelques mois plus tard, il en revendait les 52/60^ à une société de vingt personnes, dont douze Rouennais : Alexandre et Pierre-Nicolas de Fontenay, J.-N. Ribard, Ghaumont, Rioult, Girardin, Guéudry, les frères Havas, Quillebeuf et de Verton, beau-père et beau- frère de Thouret. Lui-même figure sous le numéro 20 ; sa part est de 3/60^. La vente fut faite pour 5.085.000 francs, avec intérêts à compter du 8 janvier dernier^. Lesfraisd'enregistrements'élevèrent à 409.7101ivres. L'apport de Thouret fut donc considérable. Au mois de novembre suivant, il était arrêté. Or/ parmi les pièces qui furent nlises sous scellés se trouvait sa déclaration faite en vue de l'emprunt forcé. Ce document aurait permis, s'il avait été conservé, de connaître exactement Tétat de la fortune de Thouret, au moment de son arrestation.
Thouret subit la peine capitale le 3 floréal an II. Le 6, à l'ouverture de la séance de la commune de Rouen, lecture était donnée d'une lettre du citoyen Dumouchel déclarant avoir loué une chambre au citoyen Quillebeuf dans laquelle ce dernier avait fait porter divers meubles et bardes appartenant à Thouret. Renvoyé au