‹ La vie et l'œuvre d'un constituant: Thouret, 1746-1794Chapitre 40 sur 239 · Le Torquesne, canton de Biangy · texte numérisé non relu

Le Torquesne, canton de Biangy

8. Tourgeville. canton de Pont rKvôque. Il y existait une confrérie de charité dont le « Martologe » est conservé à la Bibl. Nat. (Mss. franc. n* 20257). Nous y avons rel»n'é plusieurs fois le nom de Thouret entre les années 1700 et 1765. Quand la confrérie so reconstitua après la Révolution, le 17 fructidor an XI, au nombre do ses membres figurait un Jea!n-Prançois Thouret. Le nom n'est plus représenté dans ce village depuis une quarantaine d années. 11 l'est encore à Bonnebosq et au Havre. D'autres Thouret se rattachant aux diverses branches de la fauiille sont mentionnés dans ]<> Registre des Insinuations de V ancien diocèse de Lisieux, par l'abbé Piel, 1895, 6 vol. in-8*, LkVl369.

U. Bénerville. canton de Pont-l'Évéque. j|

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1712, orphelin à dix ans, vint de bonne heure s'établir à Pont-rÉvêque, où, à Fâge de vingt ans, il épousa Marie- Sainte Domin, fille d'un tanneur, bourgeois de la ville. Lui-même, dans son acte de mariage, ainsi que dans J' acte de baptême de son fils *, est qualiû-é de clerc de M'' Hébert, avocat. Puis il passa chez M® Le Sueiu* et, en 1750, il acheta Tune des deux charges de notaire royal ^ Son frère cadet, Michel, le rejoignit à Pont-l'Evôque où il exerçait la profession de marchand chandelier. Avec eux les Thouret sortent de la glëbe et entrent de plain-pied dans les rangs de la bourgeoisie.

Il serait, sans doute, oiseux de rechercher ce que Thouret dut à cette lignée d'obscurs ancêtres dont la trace ne subsiste que dans les registres paroissiaux et les minutes des tabelUons. Lui ont-ils transmis les solides qualités du génie normand, la ténacité dans les entreprises, la netteté du jugement serv^ie par un sens pratique et parfois subtil des affaires ? On peut le supposer. L'intendant de Rouen, en 1698, définissait ainsi ses administrés : « Les liabitants du côté de Pont-Audemer et de Pont-l'Évêque se montrent beaucoup plus fins, plus subtils et plus chicaneurs (que ceux des autres élections). On reproche à la nation un défaut général de n'être pas sincère et de manquer de parole. On peut dire qu^ils ont de la prudence et du bon sens ; leurs vues sont justes, leurs desseins assez bien concertés, et comme ils savent judicieusement choisir et employer les moyens, on les voit rarement manquer de parvenir à leurs fins'... » Or, le biographe deThouret, Mouard, nous dit que « la prudence faisait le fond de son caractère* », et il convient plus loin qu'il était « ambi-

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