Mouard, p
4. Mouard, p. 3. La première cause (iO septembre 1765) fut pour J.-F. de Cairon, seigneur de la Varenne, contre le curé de Ganapville.
d'une délibération, que le 9 janvier 1769 ; il n'est inscrit sur le tableau qu'en 1771, c'est-à-dire à vingt-cinq ans. Ses confrères étaient au nombre de 32 \ chiffre énorme pour une aussi petite ville, et singulièrement éloquent. Malgré sa jeunesse, Thouret éclipsa tous ses rivaux. Un témoin, d*ailleurs malveillant, dit de lui : « Un avocat de PontrÉvêque, le plus occupé de son siège^ ». Si nous ignorons les causes qu'il a plaidées, il n'est pas douteux que ces années d'apprentissage n'aient été très utilement remplies. Il rédigea un commentaire de la coutume de Normandie, aujourd'hui introuvable '\ Mais il s'efforça surtout de s'affermir dans la science du droit alors si complexe et si touffue : droit canon, droit féodal, droit coutumier, droit romain. Si l'on faisait bon marché des grades acquis sans peine à l'Université, les traditions de l'ancien barreau exigeaient du jeune avocat qu'il se fît à domicile comme un cours de hautes études juridiques. « Il faut qu'un avocat lise l'histoire sainte et profane, les Pères de l'Église, les conciles, l'histoire ancienne et moderne, et singulièrement l'histoire générale de son pays, l'histoire particulière des provinces, celle de la ville où il demeure... Il doit aussi être instruit de la chronologie, de la géographie, de la diplomatique, de la critique, des mœurs et coutumes anciennes, et autres antiquités, et généralement de tout ce qui est du ressort des belles-lettres. Mais surtout qu'il étudie à fond le droit civil et canonique, les jurisconsultes de Tun et l'autre droit; qu'il sache à fond les lois du royaume, ce qui comprend les anciennes chartes, les ordonnances, édits et déclarations, les coutumes, la jurisprudence des arrêts, les docteurs du droit français,
1. .le (lois ces renseignements à. l'obligeance de M. Braconnier. La dernière signature est du 13 mars.
2. Détail de la conduite tenue depuis la Saint-Martin 4771. Lb 38,
3. Ce commentaire manuscrit appartenait à M* Thourel, ancien avoue à Pont-l'Évôque, cousin de l'auteur.