Biographie nouvelle des contemporains, art. Thouret
6. n s'agissait do fixer les droits du créancier hypothécaire en matière de subrogation.
7. L'appointement est en général un jugement préparatoire par lequel le juge, pour mieux s'instruire d'une affaire, ordonne que les parties la discuteront par écrit devant lui. (Guyot, Répertoire de juinsprudenccy I, 506).
autorité ; les tribunaux s'empressèrent de se Tapproprier. Ce fut un très beau succès. Le Journal de Normandie luimême crut devoir signaler « cette décision si digne de faire une époque mémorable dans notre jurisprudence ». Il fit de Thouret l'éloge le plus flatteur. « Le mérite de ces savants écrits ajouterait encore au droit qu'a M. Thouret à la célébrité dont il jouit, si les lumineuses conceptionis qu'il déploie dans la défense de ses causes; si sa logique, toujours sûre et irrésistible, parce qu'elle procède d'un esprit juste et d'un sentiment vrai ; si cette éloquence des choses qui s'empare des cœurs en subjuguant la raison, si enfin sa profonde doctrine pouvait lui laisser quelque chose à désirer du côté de la «gloire et de la confiance publique, etc. * ».
Ainsi Thouret, au mois d'août 1787, avait acquis parmi ses compatriotes la réputation d'un grand avocat'. Agé de quarante et un ans, il était alors en pleine possession de son talent, admiré des uns, envié des autres. On aimerait à connaître l'homme privé, ses habitudes et ses goûts, mais nous sommes réduits sur ce point à des renseignements assez vagues. Il habitait, au moins depuis 1778, un logement situé dans les bâtiments mômes de l'Hôtel de Ville'. Il y menait une vie régulière et digne, tout aux siens, à ses clients, à ses amis et à ses livres. Marié en 1781 à M"* Quillebeuf % de Rouen, il en avait eu un fils, Guil-