VI INTRODUCTION
graphie. Nous citerons en y)remière ligne les discours de Thouret, tels qu'ils. les a prononcés, à de rares exceptions près, la plupart ayant été imprimés par les soins de l'Assemblée. N^ous les avons analysés de façon à ne rîen omettre d'essentiel, en .conservant autant que possible, le style de Thourél lui-même. Nous nous, sommes abstenu à dessein des longues citations, car le genre de son éloquence ne comporte pas de morceaux à effet. 11 est difficile de découper la moindre pièce dans la trame serrée de îson raisonnement. Dans ses écrits, dont le texte ne donne lieu à aucune discussion critique nous nous sommes efforcé de même de bien marquer l'enchaînement des idées. Quant aux documents officiels, procès-verbaiix d'assemblées ou d'élections, registres de correspondance, rapports etc., nous en avons fait un large usage. Nous avons eu aussi recours aux moyens d'information que nous oflraient les journaux du temps, les livres imprimés, les brochures et les pamphlets même, plus rarement les mémoires. Des instruments.de tra^vail tels que le Recueil de doanncnt.H
pour servir à la convoeation des Etats généraux^ de M. Brette, la H ihlioy rapine de F histoire de Paris, de M. Tourneux, nous ont rendu de signalés services.
Les correspondances des constituants, malheureusement trop rares, nous ont donné quelques renseignements utiles, ^ous aurions été heureux d'y joindre des lettres de Thoui et lui-môme, car nous ne connaissons jamais que Texpression officielle de sa pensée. xMais celles qui existent sont d'un faible intérêt. 11 faut, pensonsnous, renoncer à Tespoir d'en découvrir d'autres, au
INTHODUCTION VII
moins pour la périodequi va de 1789 à 1791 . La raison en est facile à trouver: personne n'était plus occupé que lui dans cette Assemblée, la plus laborieuse qui ait jamais été. Seuls, les constituants plus eiïacés trouvaient assez de loisirs pour écrire à leurs municipalités les comptes rendus de débats où ils ne jouaient que le rôle de spectateurs, Quant aux papiers du Comité de Constitution, si riches d'ailleurs, il ne contiennent pas ce qu'on serait en droit d'y chercher : les procès-verbaux de ses réunions, et c'est là une lacune infiniment regrettable.
Pour être restées parfois infructueuses, nos investigations n'en ont pas moins été longues et étendues. C'est pour moi un devoir agréable que de nommer ceux qui ont bien voulu les seconder : MM. les archivistes Schmidt h Paris ; feu Ch. de Beaurepaire, Chevreux, Vernier, Poullain^tà Rouen ; Benêt, Besnier à Caen ; Loriquet, directeur des bibliothèques de la ville de Rouen, mes collègues Blossier, Canonville-Deslys, Le Parquier, ainsi que MM. Hie, RobillardàRouen; Domin et Braconnier h Pont-L'Evêque ; A. Brette, Gazier, llustin, S. Lacroix, M. Sibert, Welschinger à Paris.
Qu'il me soit permis de mentionner tout particulièrement M. Lefort, mon prédécesseur aulycée de Rouen, aujourd'hui député de Rouen, qui m'a donné de précieux encouragements et a guidé mes premières recherches sur ce sujet.
Que tous veuillent bien accepter l'expression de mes sincères remerciements.
Ernest Leb^gie.