‹ La vie et l'œuvre d'un constituant: Thouret, 1746-1794Chapitre 72 sur 239 · Procès-verbal, p · texte numérisé non relu

Procès-verbal, p

chaque année par le Roi pour occuper et faire vivre les pauvres pendant Thiver. On les employait à des travaux d'utilité publique ; aussi les villes, les paroisses, les grands propriétaires sollicitaient volontiers ces ateliers de charité, offrant mt^me, pour les obtenir, des contributions volontaires. Thouret préconise des règles fixes et invariables, de façon à écarter l'arbitraire. Ces ateliers sont établis dans le voisinage des villes ou villages désolés par une calamité. Ils sont toujours appliqués à des objets d utilité publique. Ne pourrait-on pas les employer à la confection des chemins vicinaux ?

Ici, le rapporteur mentionne l'exemple donné dans la haute Guyenne et le Berry. Le clergé et la noblesse ont offert spontanément de contribuer aux dépenses des routes. « Est-ce que ces deux ordres, qui ne le cèdent en Normandie à ceux d'aucune autre province en lumières, en justice, en générosité, ne trouveront pas dans l'administration proposée des ateliers de charité le plus digne motif d'exercer leurs vertus patriotiques? »

« Enfin, le travail sera payé à la journée, non à la tâche, puisqu'il s'agit de procurer du pain aux malheureux qui en manquent. Ni les vieillards, ni les enfants, ni les femmes ne seront exclus. Tous doivent recevoir également le salaire commun, puisque tous en ont besoin pour vivre *. »

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