‹ La vie et l'œuvre d'un constituant: Thouret, 1746-1794Chapitre 76 sur 239 · Procès-verbal, p · texte numérisé non relu

Procès-verbal, p

"i. Sur cette importainte déclaration, voir Guyot. Répertoire de Jurisprudence, article Mendiants.

3. Suivie de Tarrôlé très rigoureux du Parlement de Rouen (cité par Hippoau. Gouvernement de Normandie, VIII, 429-134), du 18 mai 1752.

4. La Généralité en compta trois, bientôt réduits à un seul, celui de Rouen. Sa population, en 1787, s'élevait à deux cent soixante-dix-sepl individus dont cinquante mendianU au plus, autant de renfermés par ordre du Roi en vertu de jugements prévôtaux ; trente fous ou imbéciles ; le reste se composait de vagabonds ou de repris de justice. (Arch. Seine- Inférieure, C iU38.)

5. Lettre du subdélégué d'Évreux au subdélégué général, 5 décembre 1777. citée par de Beaurepaire : Recherches sur la répression de la mendicité dans

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ces malheureux s'entassaient dans des locaux malsains oîi ils étaient la proie des épidémies ; les évasions, les , révoltes étaient fréquentes.

Quel remède apportera un pareil ôéau? Ne valait-il. pas mieux prévenir que réprimer ? Le Trosne, économiste et magistrat*, un anonyme (Lambin de Saint-Félix)^, Bourdier de Beauregard\ de TAcadémie de Pau, un M. Romans de Coppier*, avaient cherché la solution du problème. D'autre part, la philanthropie des particuliers s'était éveillée au spectacle des rigueurs de l'administration. « La sévérité u fait naître beaucoup de bureaux d'assistance ou de charité », lisons-nous dans un mémoire inédit*. La question était donc mûre quand l'Assemblée provinciale eut à la discuter. Le plan que présenta Thouret était formé « de la combinaison de vues diverses que plusieurs écrivains estimables ont publiées sur cette matière ». En voici le résumé :

Il convient de distinguer deux classes de mendiants très différentes. Tune composée des vieillards, des infirmes, et de ceux qui, voulant travailler, manquent d'ouvrage; l'autre fermée d'individus valides qui ne mendient que pour ne pas travailler.

Il faut renvoyer les mendiants dans leurs paroisses et les y fixer, leur proposer du travail. L'innovation capitale consistera à établir dans chaque paroisse une administration pour vérifier les besoins des pauvres, leur distribuer des secours, surveiller leur conduite. Ce rôle sera rempli par les assemblées municipales nouvellement fondées.

Pancienne Généralité de Rouen. (Rouen, 1887.) Nous avons emprunté à cet auteur la plupart des renseignements ci-dessus.

\. Mémoire sur les vagabonds et mendiants^ 1764.

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