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CHAPITRE II

JEUNESSE DE JEAN BOLOGNE (if3î-ij,8)

SoMMAiK" : Importance de Douai au moyen âge. — Son industrie ; les noirs ou rayt's de Douai. — Son peintre, Belgambe. — Son grand sculpteur, Jean Bologne. — Premières années de Jean Bologne. — Sa vocation, son apprentissage à Anvers ; son maître, Jacq^ues Dubrœucq. — Son départ pour l'Italie ; son séjour à Rome ; sa visite à Michel-Ange. — Florence ; généreuse hospitalité de Bernardo Vecchietti ; Jean Bologne se fixe à Florence ; ses premiers travaux ; sa première statue de marbre ; il est présenté 5 François de Médicis.

Au commencement du xiv^ siècle, le grand poète florentin iiiis.iit à notre vieille cité l'honneur de la nommer, et il ia signalait comme une des quatre villes de France qui^ en s'unissant, auraient pu extirper cette mauvaise plante dont Hugues Capet est la racine'. Dante ne soupçonnait pas que deux siècles et demi plus tard^ un enfant de cette ville du Nord, qu'il désignait en passant, contribuerait autant que personne aux embellissements de son ingrate, mais glorieuse patrie.

Doagio ou Douai était, au xnf et au xiv' siècle, une cité florissante, renommée pour la confection de ses draps, qui se vendaient aux foires et dans les places de commerce sous les noms de Noirs de Douai ou de Rayés de Douai''. La ville qu'enrichissait cette industrie donna au xv'^ siècle à l'école flamande le peintre Jean Belgambe, que Vasari (t. X, p. 291) cite avec éloge : « Frafamosi

Se Do.igio, Giianio, LiUa et Bruggîe Potesser, iosio ne saria vendetta...

H AVIS., Purgatoire^ cxx.

2, Dans le livre de banque des Péruzzi [Cronaca di uiia hauca FiorenHiia nel Irccciiio), le chevalier Simon Péruzzi inscrit, aux dates de 1313, et 1337, divers achats de pièces d'étoffe ou de Noir de Douai, destinées à des trousseaux ou à des vêtements de luxe.

Cette industrie, que rappelle le nom de rue des Foulons donné à l'une des rues, contiguë à une dérivr.tion de la Scarpe, et où l'on foulait les tissus, cette industrie, et avec elle le commerce des draps, furent ruinés à Douai par la révocation de l'édit de Nantes. La plupart des fabricants étant protestants abandonnèrent alors la ville. (Note de M. Foucques.)

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