OUVRAGES PERDUS. — FAUSSES ATTRIBUTIONS
PRE^^TÈRE SECTION. — Ouvrages perdus
L'œuvre de Je.in Bologne est immense. Nous avons éniiméré et décrit tous les groupes, toutes les statues, tous les bas-reliets, tous les dessins, tous les tr;ivaux d'architecture qui ont été conservés'.
Voici ceux de ces ouvrages dont la trace a été perdue :
1° Le groupe du Samson et du PhiHslin, envoyé en Espagne, au duc de Lcrmc. Nous ignorons ce qu'il est devenu.
2° La Vénus, première statue en marbre laite par l'artiste, acquise par !e prince François de Mcdicis (Vasari) et que l'auteur, dans la maturité de son talent, aurait voulu reprendre et ûiire disparaître. (Lettre de Simone Fortuna au duc d'Urbin.)
j" La Vénus des Salriati. (Lettres de don Giovanni de Médicis à son frère, le cardinal).
4° La Véuus de Cesarini, en marbre; volée adroitement la nuit, puis vendue et transportée dans la villa Ludovisi, à Rome. Elle ne s'y trouve plus. — Opéra mollo lodala, dit Baldinucci.
Ç Les dow^e bustes de bronr^e des empereurs pour les Salviati, — Teste di bron\o fatte con sommo artifn^io (BocchiJ.
6° Les deux Petits Pêcheurs, en bronze. Pour le prince François. Placés dans le jardin de" Simpîici (Richa).
1. A l'exception des statuettes et des petits bronzes, aujourd'hui dispersés dans les divers Musées et dans les collections des amateurs.
7° Les Stainelies de bron-^e de la Chartreuse de Florence. Ces statuettes, très belles — bellissime^ — étaient pLicées dans les niches du tabernacle octogone qui surmonte le maître-autel. Elles ont été enlevées.
8° Les Statues de saint Jean- Baptiste et de saint Jean VÉvangéliste du Latran^ en argent, du poids de j ,000 écus. Présent du grand-duc Ferdinand I" aux chanoines de la basilique. (Lettres de l'èvêque de Terni au grand-duc Ferdinand, et de Gio- Battista Helicona, Arch. méd. ; et l'ouvrage intitulé Basilica Laleranensî, libri quator, 1656.) Ces statues auraient été vendues, sous ie pontificat de Pie VI, pour payer l'impôt de guerre exigé aux termes du traité de Toientino.
9° La Fata Morgana de la villa del Riposo. La charmante statue, appelée la Fata Morgana ou le mirage, était en marbre; c'était une jeune femme nue, sortant d'un antre ; une de ses mains est posée sur son sein ; de l'autre main elle tient une conque d'où l'eau jaillit dans une vasque (Borghinij.
Vendue vers 177J au peintre anglais Thomas Patch, qui habitait Florence, elle passa deux ans après entre les mains d'un autre Anglais. Qu'est-elle devenue depuis ?
10° Le Mercure des AcciaiuoH. De grandeur naturelle (Baldinucci).
i i" Le Bacchus de Latantio Cortesi., en bronze, plus grand que nature (Vasarî ; Borghini).
12" La Galatc'e de Vecchietti^ en marbre, envoyée en Allemagne (Borghinij.
I )° VEsciiiape de la casa Mellini (palais CoppiJ, en marbre, bellissimo (Cinelli- FantozziJ .
14° VEsculape de M eu don ^ en bronze (de Germes).
[5" La Statue de la casa deW Antella (palais del Borgo). En bronze, surmontant une fontaine du jardin (Cinelli). La vasque, d'une composition élégante et riche, reste seule ; la statue a disparu.
lô" La Jeune Jille assise, envoyée au duc de Bavière, en marbre (Baldinuccij.
17° La Vénus endormie et le Satyre^ petit bronze mentionné dans l'inventaire de la villa Médicïs à Rome (Baldinucci, Arch. med. Miscellanea, I, filza 69).
18° Les deux petits Termes, en or, pour le prince François de Médicis, cités dans la première partie de notre travail ; destinés sans doute à orner quelque stipo ou cabinet à bijoux.
19° Les trois Termes, en stuc, représentant les trois Anges. D'une rare pcr-