OUVRAGES PERDUS. — FAUSSES ATTRIBUTIONS
fection. (Collection de Bcncdetto Gondi, ami de l'artiste, et exécuteur testamentaire.)
20° La Fortune, petit bronze. (Même collection.) 21° Le Pastoîino, petit bronze. (Même collec:ion.)
22° Le Jeu d'échecs de Vitlorio Soderini. De grandes dimensions. (Baldiniicci.) Est-ce bien tout? Nous n'oserions l'aiîirmer.
Il' SECTION. — Fausses allribiillons
1° figures de bronze qui ornent la fontaine du Neptnnie de la place du Pala^yfi Vcccluo. Ces douze statues en bronze, qui représentent des dieux marins et des enûmts, ne sont pas, comme le prétend Lalande, de Jean Bologne, mais de l'Ammanato, ainsi que la statue colossale du Neptune ; le texte de Borghini et celui de Mollini, dans sa description des files données à l'occasion du mariage de François de Médicis, ne laissent aucun doute à cet égard.
2° La statuette en bronr^e du saint Jean-Baptiste du palais Stro~7j. Cette statuette, attribuée d'après la tradition à notre sculpteur, est peut-être d'un de ses élèves; mais rien ne nous autorise à penser que ce soit une œuvre du maître.
j° Le Calvaire, le Christ à la colonne et le saint Sebastien en iroire du Pala—^o Vecchw. Le calvaire ne paraît pas être de la même main que les deux autres statuettes, dont le mérite est bien supérieur. Ces deux dernières figures seraient seules dignes de notre artiste; mais il ne semble pas qu'il ait jamais travaillé l'ivoire.
4" La statue en brom^e du saint Jean-Baptiste du baptistère de Pise. Martini alfirme que cette statue colossale est de Jean Bologne. Cette assertion n'est appuyée sur aucun document, et il est difficile d'admettre qu'aucune mention de cette statue, assez médiocre d'ailleurs, n'ait été faite par les auteurs qui se sont occupés de la vie et des œuvres du grand sculpteur flamand.
5" La Tempérance de l'evéque Milanesi. Statue en marbre. Baldinucci, qui l'avait attribuée d'abord à Jean Bologne, reconnaît lui-même son erreur, et constate que cette statue, qui n'est pas sans valeur, est de la main du sculpteur florentin Giovanni Caccini.
6° Le groupe de Mercure et Psj'clie. Ce groupe en bronze, haut de 2"',;j, se trouvait d'abord à Marly, d'où il fut transporté à Saint-Cloud, devant le château. 11 est aujourd'hui dans la grande allée latérale du jardin des Tuileries.
Que ce groupe rappelle à la fois le Mercure volant et l' Enlàrement de la Sabine; qu'il se recommande par certaines qualités qu'on distingue dans les œuvres de Jean Bologne, nous ne le nions pas ; mais le silence absolu des écrivains et des critiques italiens, l'absence de toute inscription, et pour ainsi dire de toute signature, ne nous permettent pas d'affirmer que ce groupe, d'ailleurs fort estimable, soit de la main du maître'.
Nol-T. — H y avait au château de Compiègne une copie très fidèle du Mercure volant^ sortie sans doute de l'atelier de Jean Bologne. En 1S72, cette jolie statue a été transférée dans une des salles du Louvre. Elle a dù être placée dans l'origine au château de Saint-Germain, où elle semble avoir été destinée à surmonter une fontaine. En effet, dans le souffle de Borée qui sert de soutien au Mercure, on remarque quatre tubes dont Teau devait jaillir.
Nous rappellerons, en terminant, que le grand artiste abandonnait ses modèles à ses élèves et les autorisait à en faire des reproductions ou des réductions. C'était pour eux un moyen de faire fortune, tant était répandue la réputation du maître, et tant on attachait de prix à tout ce qui sortait de son atelier. De là le nombre si considérable des crucifix, des statuettes et des petits bronzes qu'on admet trop facilement comme étant de lui, et qui ne sont que des imitations souvent fort habiles.
I, Le groupe est attribué à De Vri3s avec beaucoup de vraisemblance.