‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 116 sur 343 · Aristote, Rhéionque, II, 23, 1398 h · texte numérisé non relu

Aristote, Rhéionque, II, 23, 1398 h

LA VIE DE PLATON

reah es qu a la volupté et au plaisir. Les cyniques, à commencer par Antisthèiie, prennent à partie sa fierté et son faste • Diogeae, un jour de réception solennelle, se promène avec dédain sur les tapis superbes de l'iatou : „ Je foule aux pieds ton orgueil ,, d.t-il d-un ton railleur au <.rand philosophe. ,. l-ar un orgue.l d'une autre nature », lui fut-il répondu '. i'iusieurs de ses disciples, Aristote à l.ur tête, donnèrent l'e.xemple d'une polémique peu mesurée contre les tliéories préférées de leur maitrc -.

C'est ici le cas de se souvenir d'un mot de Voltaire ■ « j'our croire le hien, un seul témoignayv suffit : pour croire le mal ce n est pas assez de cent „. Que Ton tire des théories de Platon certaines conséquences plus ou moins imprévues, plus ou moins bizarres, ce n'est point le lieu dopposer à ces déductions une réfutation en règle; mais si l'on attaque la personne même du (.h.iosophe, sa con,luite, son caractère, avant de rendre les armes nous tenterons de le défendre et, s'il se peut de le veni/erl

Devons-nous, en eiïH, refuser a Platon nos éloges, alors que Bossuet a pu, sans fausser la vérité, louer . k doctrine de Socrate, admirable et vraiment sublime pour son temps, quoiqu'elle ne soit que Penfance de la morale . :^ Faudra-t-il approuver ees modernes qui, dupes de certaines assertions à tout le moins controuvées, imputent à Socrate et à Platon une révoltante turpitude de mœurs et s'inscrivent en faux contre '< J'austère vénération de tous les pbilosophes anciens et modernes et l'estime éblouie d'une foule de chrétiens » ? Mais alors, tant d'exhortations éloqu.mtes à la vertu, tant de con-

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