‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 121 sur 343 · Prota;]oras,Ul G-D · texte numérisé non relu

Prota;]oras,Ul G-D

2. Platon, dit à ce propos Aullii-(TeIle (xv, 2), a pensé qu'on pouvait, la coupe à la main, prendre un ivnos lionnèle et salutaire. Il faut paraitrc sur le champ de bataille, se mesurer de près avec les voluptés et mettre sa tempérance sous la garde de la for.e et do la modération. — Cf. MacroJje, Siituniales, II, S.

3. O-j [j.ovov ta [i.i'h. (Tr.O'jOr^; 'Kpoi.—rjij^c.^oL à:'.0[jLvr,(xov£'jra. à)) à yx: rà £v r7T: Ttaiôiatç. — On sait avec (juel succès Plutarqiie s'est insi)iré de Ci' pro- ;jramme dans ses biographies.

LA VIE DE PLATON

Mèdes, au sein de la corruption qu'en<,'endre le bonheur : aussi cette négligence eut-elle les suites qu'il était naturel d'en attendre K o Si l'allusion est certaine, ce qui demeure à la rigueur contestable, qu'a voulu Platon !> Mettre en garde les lecteurs de la Cyropcdie contre une crédulité trop absolue. Ce livre n'ayant d'autre but que de donner une idée d'un grand prince, sans aucune prétention à l'exactitude liistori(|ue, Xénophon, si toutefjis il a vécu assez longtemps pour lire cette page des Lois, ne pouvait pas s'oiïenser d'une remarque de la vérité de laquelle il était le premier persuadé. Ilàtons-nous d'ajouter que le dessein même de son ouvrage était hautement approuvé dans un autre passage du même traité, où Platon déclare « que ceux <jui ont été bien élevés deviennent d'ordinaire des hommes estimables, et qu'ainsi l'éducation est le premier des biens pour un cœur vertueux, lorsqu'elle a pour but de nous former h la vertu dès notre enfance et de nous inspirer le désir ardent d'être un citoyen accompli, et de sav(,ir commander ou obéir selon la justice '-. » X'est-on pas également en droit de consid.'rer comme un éloge indirect de Xénophon la peinture séduisante (jue Socrate trace dans le Pre- 77iicr Alcilnade de la discipline des Perses et de la fertilité de leur territoire, alors surtout que pour donner plus de poids à ses paroles il invoque l'autorité d'un témoin digne de foi, du nombre des Grecs (pii se rendirent auprès du grand roi^?

On voit ainsi s'évanouir l'un a[)rès l'antre les arguments prétendus invoqués à rap[)ui de l'opinion que nous discutons. Mais l'esprit si aisément inventif des critiques est allé plus loin. On s'est aperçu, par exemple, que certains passages de Xloii [)araissaient empruntés au Banquet de Xénophon '' : aussit.U sans plus de ^ouci de la date ([ue du degré d'authenti-

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