‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 123 sur 343 · Au V> livre des Lois · texte numérisé non relu

Au V> livre des Lois

2. Voir Dio.ène Laeree, II, 57 : "OO^v .-A r.fo; à),Xr,).o.; ,Vox-:™ç eî^ov.

dans lo ftoto/or.w, toute une suite de i-éllexions contenant une réfutation indirecle de certaines pensées, de certains raisonnements prèt,'.s à Socrate dans les.Uc,«o.««a.. Ces rapprochements, si piquants qu'ils puissent para re, prouvent tout au plus, ce que l'on sait depuis longleu.p . que les d ux

sT,nrtT;n:"'''''"''"T'"" ,""'''"' "''•™'^"' "'■ "^ '"^-e tempùrament ;,i surtout la même ori;;'inalite philosophiaue

i. VJ, 49(3 B.

RAPPORTS DE PLATON AVEC SES CONTEMPORAINS

dans la sagesse, voyant la folie du reste dos honinies, et le désordre introduit dans les Etats par ceux qui se mêlent de les gouverner, plein de ces réflexions, se tient en repos, uniquement occupé de ses propres aiïaires : et comme un vovaireur assailli d'un violent orage s'estime heureux de rencontrer nn mur pour se mettre à Pal)ri de la pluie et des venfs, de même, sachant que linjustice partout règne impunément, il met le comble du bonheur à pouvoir conserver dans la retraite son cœur exem[)t (rini(juité et de crimes, })asser ses jours dans l'innocence et sortir de cette vie avec une conscience tranquille et pleine des plus belles espérances. — Ce n'est })as peu de chose de sortir de ce monde après avoir V('cu de la sorte. — J'en conviens, cependant il n'a pas rempli ce qu'il y avait de plus grand dans sa destinée. Faute d'avoir trouvé une forme d«' gouvernement qui lui convînt. » A ces traits, (jui sans doute font songer tout d'abiird à Platon lui-même, n'est-il pas permis aussi de reconnaître le sage de Scillonte, condamm' par les événements à vivre et à mourir en exil ?

Il nous reste maintenant, pour achever cette étude, à remonter, autant qu'd est possible, jusqu'à la naissance de Tétrange supposition qu'après un critiijue éminent, Bœckh, nous venons de discuter. La première fois qu'elle prend corps sous nos yeux, si l'on peut ainsi parler, c'est dans un curieux morceau d'Aulu- Gelle ' (jui, tout en la rapportant et en se l'appropriant avec plus de légèreté (pie de criti([ue, ne laisse pas néanmoins de faire des réserves formelles à l'endroit de certaines assertions de ses devanciers. « On a vu, dit-il, que ces (hnix Athéniens n'avaient pas été exempts de certains accès de jalousie -. Mais s'il faut admettre quelquefois de telles opinions ou de tels soupçons, on ne peut, quand il s'agit d'hommes aussi sages et aussi graves, invoquer de misérables passions que ne connaît pas la. philosophie. Or tous deux, qui le nie? se sont fait un renom comme philosophes. Quelle est la vérité en ces matières ? La

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