IV. 0, 401b
:i. Topiques, IV, 2, 1221' 2^. : ^opàv ,rc, xarà tÔttov x-ivr,^... Compare/ Thééteit\ 181 G.
LES TÉMOKiXAGES llISTOrUQUES
sir tout seul n'est pas le vrai bien '. » L'allusion au PhilèLe ne parait pas contestable : même façon de poser le problème : même manière de le résoudre : (jue peut-on demander de plus ? D'autres textes aristotéliciens offrent un écho assez apparent de tel ou tel ai^gumcnt du Philcbe- : mais s'ils sont trop peu précis pour qu'on puisse y reconnaître autant de preuves péremptoires de rautlionticité du dialogue, en revanche il faut convenir à la suite de M. von Stein qu'ils trouvent leur explication naturelle dans l'ouvrage môme dont ils sont à leur tour comme le commentaire.
Pjur le Sophiste et le Politique, tout ce que l'on peut affirmer, cest que certains passages d'Aristote présentent des analogies généralement assez lointaines avec ce qu'enseignent ou ce que renferment ces dialogues. Dans deux endroits de la Métaphysique^ on lit que Platon assignait aux sophistes le nonetre pour domaine : pensée profonde dont le développement poétique ou du moins métaphorique se rencontre dans le Sophiste'* : mais à en juger par les expressions qu'emploie ici Aristote, il a bien plutôt en .vue des assertions orales, d'autant plus que pour justifier cette définition de la sophistique par le non-etre il invoque des considérations fort étrangères à ce dialogue. Aurions-nous un témoignage moins incertain dans un ])assage du traité 6'/^/' les parties des animaux \ où Aristote blâme les classifications fondées uniquement sur des caractères accidentels et extérieurs, citant à ce propos des ycypoc[Â.fX£vat èiaici-si; où une partie des oiseaux se trouve isolée du reste de l'espèce afin d'être rangée parmi les êtres aquatiques? Il semble à première vue que cette faute ait été commise précisément par Tautiur du Sophiste^ mais à la réflexion on constate
1. H72b 28, où le présent àvatpir semble bien indiquer qu'Aristote vise un texte écrit qu'il a sous les veux.
2. L'un de ces textes, emprunté à la Grande Morale (II, 7), n'appartient qu'à l'école d'Aristôfe.
3. VT, 2, 102 ;l. li et XI, 8, 10o4b 29, où on lit : nxiTcov ï-olIiv, et m.aTwv