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± SrhoL in Ansf. metnph. "ITO, :;9 (Brandis) : llavaiTtô; -.:- i,/Au.r^ry. voOsOrrx: Tov ot^cAoyov, i:iz:cr, yio Dsvsv slva: Ovr^Tr^v t-^v >b-jyr,v (c'était i)ien là on ellet son opniioi. d'après Asclépius, 570a 3:;), âSo-^XsTo auyxaTac^aaa. xat t'ov lUatfova. Cette assertion a inspiré àSyrianus une des épigrammes de l'Vnthologio (IX, 3;;8):
'AXÀà voOov [JL£ -zlîaaz l[x^jy.-.-:o;, ô; p' èraXaT-
3. Posidonius. disciple d.^ Panétius. hùrita de son maître sa profonde vénération pour Platon (Sextus Empiricus, ar/v. Malth., VII, î.3 Proclus in
Parmi'U. Y] . :î~)j. '
LES ÏE.MOKJNACES HISTORIQUES
d'éloquence la thèse opposée. Si le fait est exact, ce que plusieurs critiques se refusent à admettre \ ce serait le premier exemple connu d'un dialogue rejeté pour des motifs purement internes - et en grande partie personnels ; mais quelle importance attacher à une boutade de dépit ! Au reste, s'il faut en croire Teichmiiller, c'est hien à tort et tout à fait en pure perte que Panétius dans son admiration pour Platon a eu recours à cette résolution désespérée : car comme il ne saurait être question de principes individuels dans le platonisme, l'immortalité de la personne n'y intervient qu'à titre de mythe et ilo métaphore. Ce n'est pas ici le lieu de prendre à partie cette surprenante affirmation.
i. (HCEllOX ET DENYS D 11 A L l C A il X A SSE
Pes Romains, comme on le sait, n'ont jamais eu de philosophie vraiment originale ; leurs écrits les piiis vanté? en matièri^.
1. D'après E. Egçer, qui dans le Journal des savants (1872, p. 091) a proposé une rédaction un peu différente de l'épigramme de Syrianus, le poète de VAnthotof/ie a. simplement voulu dire qu'cm niant l'immortalilé à l'exemple de plusieurs stoïciens, Panétius va du même coup condamner le Pliédon et le réduire au rang d'une composition apocryphe. D'autres pensent qu'on a confoîidu le Phcdon avec les écrits du philosophe de ce nom, écrits dont l'origine était suspecte aux yeux de Panétius. Dans sa première Tusculane, (Mcéron se borne d'ailleurs à signaler le lla.^rant désaccord qui sur ce point seulement séparait Panétius do Platon son maître et son modèle : « Credamus igitur, s'écrie t-il (I, 79) Pan;iîtio a Platone suo dissenlienti ! » — Ce curieux pro'oleme d'érudition a été discuté récemment dans une brochure spéciale par M. (Jlhiippelli {Panezlo di Rodi e il suo judiclo sulla autcnticità del Fedo/ie, Koma, 1882). Voici, à l'entendre, ce qui a pu déterminer la position prise par le savant et hardi stoïcien : 1» Le Phédon est le seul dialogue où Platon se nomme lui-même à la troisième personne ; 2« à l'opposition si fortement accentuée partout ailleurs entre la partie inférieure et la partie supérieure do l'a me se trouve substituée ici celle de l'âme et du corps; 3» Platon qui nous représente ailleurs Socrate hésitant en face de l'immorlalitè, lui prêle ici une conviction arrêtée et des arguments rigoureux solidement enchaînés.
i\ Nous voyons l'Atliénien Zénodote. dans son édition d'Homère, prononcer également des athétèses et des suppressions uniquement ponr des raisons d'inronvenancp (r,-.à rô àup£7ii;) <mi de redondance.
L'ŒUVKE DE PLATON
rencontrons trop souvent ailleurs, il y a ici, chose rare dans l'anii ['iiLf, uneprécisioc rigoureuse qui d'abord séduit et s'impose. Toutefois à la rétlexion certaines [)réoccupations se font jour. iJaii:> un autre passage de Diogène \ nous voyons que Panétius, contrairement à Sosicrate de Rhodes, admettait comme authentiques plusieurs compositions d'Aristippe: avonsnous allai 10 a une contradiction de notre stoïcien ou à une transcription inexacte de la part de son compilateur? Quelques lignes plus haut Diogène rapporte que Perse'e rejetait une honne partie des dialogues attribuf's à Eschine : Panétius avait-il souscrit à cette condamnation '? Eiitendait-il aflirmer, d'une part, que les socratiques dont il ne fait pas mention n'avaient réellement rien f'crit, de l'autre, que tous les dialogues sans exception des (piatrc [ironu'ers ([u'il nomme, et notaniment de Platon, éîaicnt authenli(iues '! autant de (luestions (ju'il estdifficile ou imiiossihle de trancher aujounl'iiui.
Mais ['am'tius nous intéresse encore à un aiitiv titre. D'après un commentateur dWristote, il aurait osé contester rautlKMilicité du Plu'don-: la raison ([ui l'y détermiiiail .'taiî à la vi-ritid'une nature bien singulière ; comme il soutenait que lame é'tait mort(dl'\, il ne jxnivait se faire à l'idée que Platon, son idéal comme pliilosnphe ', avait di'hMulu, v[ di'IViidii avpc tant
dans ses reinurquos sur rorthograplio do Platon (Eustatlie, \^. 813) et dans son ap[)n"cialion sur les ouvrages prétendus du stoïcien A; i-ton (Diog. LafTcr. Vir, l(;ij. J'ignore ce qui a f.iit supposer à Aï. \\ Kggcr que ces diverse, citations de l*anétius n'étaient pas emi)runt(îes à son traité Dps sectes (r£p\ acpsTifov), vaste encyclopédie philosophique en plusieurs volumes, qui à cause de son étendue même se sera vu dans \x suite préférer des sn-nn^aires d'un mérite bien inférieur.