‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 208 sur 343 · Ini sablliiie, XXXII · texte numérisé non relu

Ini sablliiie, XXXII

-. Cousin, Promenade p/iilosophit/iie en Allemafjne.

:>. (/est ce qu'un érudit allemand conttMuporain appelle u die Siiciit das Sinnlose zu erkliiren, das Abgeschmackle /u entschuldigen, das j^anz Confuse zu vertuschen, uJci* gar als etwas besonders schories. uls eine Probe jenes C!/v,ôv, fiir das deni Ungeweihten freilicli das Verslandniss fehlt, darzListellen. » Voilà comment on arrive à nous parler des « grâces inimitables )) des Rivaux et du T/iéagès\

4. <c Nicht immer lasst sich eine Schrift oline ^veiteros fiir uniicht erkliiren, wenn die Sprache dem Zeitaller oder der Xationalitiit des vorausgesetzen Verfassers unangemessen ist : denn die Sprache kann durch Ueberarbcitung veriindert sein. » (Bœckh)

des termes non seulement inconnus au temps de l'auteur, mais tout à fait étrangers au cercle de ses idées. Ce sont des locutions qu'on pourrait appeler tecJniiqucs, en ce sens qu'elles sont caractéristiques d'une période déterminée de l'art ou de la science. Chaque système a sa terminologie propre, par là môme qu'il introduit dans le monde intellectuel des idées nouvelles ou interprète à sa manière les idées déjà répandues, soit qu'il les soumette à une analyse plus profonde, soit ([u'il découvre entre elles des rapports jus(pie la inaperçus. Or cette terminologie n'a sa raison d'être que dans le milieu auquel elle a été adaptée, dans la doctrine dont elle est l'expression naturelle. Si donc dans lexposé dune tin'orie il s'est glissé des termes ou des locutions manifestement empiuntés au vocabulaire d'une secte dilî'érente, notre défiance sera justement en éveil : à plus forte raison les soup(;ons seront-ils fondés si ces termes ou ces locutions appartiennent à une école postérieure. Pour emprunter un exenqde aux temps modernes, que dirait-on, par exenqjlc, iWiM texte philosophique qui se donnerait comme antérieur au xvni° siècle et dans le(ju(d (ai verrait apparaître les antûiotnies, Vimpératif catérj(jri(jnc , la raison pure opposée à II raison pratique, et tant d'autres mots plus ou moins étranges mis à la mode par la réforme kantienne ? Ne doit-on pas ('prouver une égale surprise en [U'é'sence de termes tout aristotéli({ues au milieu de i)rétendus dialogues {datoniciens ? Et parmi les preuves de l'origine apocryphe de l;i plupart des fragments de Philolaus et d'Archytas, ne faut-il pas placer en première ligne les locutions [>latoniciennes et môme stoïciennes qu'on y rencontre à cha(iue pas^ ?

1. « N'est-on pas obligé, quand on sait que les mots Tcp6>.r,i|/'ç, -/aTa/r,']/-.;, iTToy/, sont postérieurs à Aristote, de ne pas admettre comme comi)Ièteme<it exacts les textes où ils sont ai)pliqués à des philosophes antésocraliques? » (M. Picavel). — Cependant ici mémo une certaine prudence s'impose. Ainsi or. pourrait croire que les deux locutions to y.aOr,xov, rà -/.aOv/.ovxa sont d'origine exclusivement stoïcienne (comme on le voit aftirmé chez Diogène Laërce, VII, 108), alors que la seconde tout au moins se rencontre déjà avec une acception presque identique dans la Cyropédle (I, 2, i). Dans le texte actuel du i«r chapitre du VIP livre de la PoUlique d'Aristote l'expression è;(Dtcp'//à x'iy.H'y. a une forte teinte de stoïcisme.

L'ŒUVISE DE PLATOX

Uuoi qu'il en soit, iious ne ferons aucune difficulté de reconnaiU'p que dans la grande majorité des cas, en dehors des fautes les plus grossières et des beautés les plus frappantes, tout lu reste en matière de style est sujet à contestation, même aux yeux d'esprits non prévenus. Nulle base d'argumentation n'est plus glissante, et les condamnations de ce genre sont de nature à provoquer d'interminables débats.

Arrivé au terme de ce chapitre, après avoir loyalement signalé tous les écueils et tous les périls inhérents à l'emploi du critérium interne, accorderons-nous, comme on Ta proclamé, que ce critérinm f lif défaut de tous les côtés :' Non, sans doute! et en maintenant ses droits après en avoir tracé avec soin les limiter, nuus croyons seivir les vrais intérêts de la science, si rarement en possession de tous les éléments nécessaires pour trancher par la voie de l'histoire et des témoignages les problèmes de tout genre que l'érurlit rencontre sur ses pas en parcourant l'antiquité ^

PU ter mai. a contrôler le critérium extern'^ . Pour moi. la r.We la plus importante est le témoignage transn^is par une tradition orale ^^ ^^

' - -^ '^ "'• " (^'^-^"^'^^ ^^^0 par Uttré dans son étude sur Hippacrale

FIN DU li»\li. i'ilL.MIKi;

TABLE DES IVIATIÈRES

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