‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 21 sur 343 · Ce suje! fera plus loin l'objet d'une étude spéciale · texte numérisé non relu

Ce suje! fera plus loin l'objet d'une étude spéciale

2. Ast et Ciroen van Prinstcrer sont d'accord avec Stallbaum et Ilermann pour déclart^r ai)Ocryi)lie l'assertion de Diogène Laërce relative à ce prétendu philosophe.

;^. Voir Diogène Laërce, IX, 45.

i. Je crois eu effet que ce titre longtemps reconnu à Leucippe, doit être restitué à Dé-mocrite, mais c>' n'est pas ici le lieu (Jo justiHer cette opinion.

LA VIE DE PL.VTON

façon de s'exprimer ' les anciens avaient cru découvrir une affinité niar<|uée entre les deux écrivains.

Et cependant, je n'hésite pas à le (iire, malgré tout entre l'atoniisme et Platon il v avait un abîme: au début comme au terme de sa carrière Fauteur des Lois et du Tlmce dawiïi repousser de toute l'énergie de ses convictions une pluloso[)liie qui ignorait jusqu'au nom m<mie de Dieu et de Tàme, et ramenant toutes les variétés des phénomènes à des variétés de composition, ne voulait expliquer que par des causes fortuites la majestueuse ordonnance de l'univers. L'antiipiité en était si convaincue qu'elle a imaginé la puérile légende imaginée ou rapportée par Aristoxène- et d'après laquelle Platon aurait souhaité pouvoir réunir toutes les co[)ies alors existantes de Démocrite afin de les livrer simubanémeiit aux llammes et d'en dé^truire ainsi jus([u'au dernier vestige. Si ridimh^ qu'elle soit, cette invention d'un ennenn suffirait à nous mettre en irarde contre les conjectures éminemment invraisem!>lables de certains érudits affirmant que le Thcétcte d'après les uns, le Tlniéc d'après les autres, ne serait qu'un [>lagiat habilement dissimulé du méta[»!iysicien d'Abilère. On ne s'arrêtera pas davantage à l'étrange supposition de Tlirasylle^ qui, sous prétexte que l)émocrite avait abordé tous les genres de connaissances, crovait le reconnaître dans l'interlocuteur anonyme des lilvaiu assimilant le pbilosophe à l'athlète vainqueur au pentatble.

En deux mots et pour conclure sui' ce point sp('cial, il n'est pas impossible qu'une [)artie notable de la pob'raiipie coiitenue dans les derniers livres des Lois soit dirigée contre le malérialisme l)rutal, que dès lors certains esprits associaient étroitement à Patomisme : miais dans sa jeunesse Platon n'a subi à auoun dei?ré l'inlliH^'^oe de la doctrine et des écrits de Di'mocrite.

Quelques auteurs ^ ont prononC('' en dernier lieu le nom d'ilip-

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