‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 253 sur 343 · lUO B · texte numérisé non relu

lUO B

i\ rhé'lon, S2 A-i;.

ont déterminé la vocation de Sorrate sont expressément attri hués à une Ocix [xolp., ni du Piiédon ^ où la sérénité admirable do ses derniers moments reçoit la même explication, rpi'on ouvre la Rrpuhllque et les Zo/.v, on y lira des [)hrases telles que la suivante : « Si dans un Mtat gouverné selon les maximes des so^ihistes il se trouve quelqu'un qui échappe au naufrage commun et qui soit ce qu'il duit étie, on peut assurer sans crainte de se troniper qu'il est redevable aux dieux de son salut -. >^ ou celle-ci encore : « Seuls les Athéniens ne doivent j\as leur vertu à une éducation forcée : elle nait en quelque sorte avec eux : ils la tienneid des dieux en présent : elle est franche et n'a rien de fardé ^ » Le philosopha (|ui a proclami' la science un don du cirl ' a tri's liien pu, ne fut-ce ([ue pour mieux confondre les prétentioiîs des sophistes et de leurs disciples, chercher a étal>lir (pie « la vertu échoit })ar une faveur divine à ceux qui la [jossèdent ». M. Chaignet Ta dit trrs justement : <( Reconnaître un ('dénient divin dans la vertu et la raison, c'est tout simplement reconnaître que riioninie n'est })as un (Mre absolu et parfait, mais un être imparfail, limité' et relatif. Ce n'est [)a? parce (juc j'y trouve professée dans une mesure exquise cette grande vérité qu»; le M'hion me sera suspect ". »

Mais ce n'est pas la conclusion seulement, c'est l'argumentation tout entiiTe (pii est blâmée [)ar Ast, sous prétexte que la discussion, mal dirig('e, est romjnie et reprise plusieurs fois sans transition véritable. 11 conviendrait cependant de ne pas oublier qu"Aristote a été le [uemier à définir rigoureusement les lois et la marche du raisonnement : puisque Platon a préféré composer des dialogues, c'est apparemment ([u'il entendait user dans rex[)Osition de ses doctrines de toutes les libertés et de tout rabandon de la conversation. Si d'ailleurs on veut

Page 1