‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 265 sur 343 · XXin, 2!):>C · texte numérisé non relu

XXin, 2!):>C

4. Dont font mention Clément d'AIoKandrie {^tvomaics, IV, 528, citation qui parait d'ailleurs étrangère au texte actuel du Méaexvne) et saint Jérôme {Contre Jovln., \, 4).

5. Diogéne [.aerce, 11. 12;. Ce>t a .ette sui.position que s'est rallié uberweg.

CO.NCLISIONS

rSô

étant, il ne serait pas déraison nabb' de voir avec (irote dans le Clitophon un fragment ingénieux et instructif, contenant des objections assez naturelles contre r<'nseigncmeut socratique ■.

Ces objections, il est vrai, ne sont [)as réfutées - : mais n'aurait-on pas le droi(, en se rappelant l'assaut livré [)ar Thrasymarpie à la notion du droit et de la justice dans les premières pages de la Uépublicpie \ de pienser que nous avons ici le prélude d'un vaste entrelipu doiit le plan aurait ('té ensuite abandonné '!

Evidemment ni les allusions pn'tendues des Morales et de la Politique d'Aristote, ni l'autorité de Thrasylle, ni les citations qu'on lencontre chez Galien, dans les <I>'.).0GOyO'j;xcV7. ^ et chez Synésius ne sont des arguments décisifs d'authenticité.

Le silence gardé |)ar Socrate en face <lu long et emphatique discours de Clitophon étonne : et pour l'excuser il ne suffit pas sans doute de dire avec Proclus ipie Platon ne jugeait pas de tels reproches dignes de ré[)onse. Le ton général trahit non un continuateur, moins encore un admirateur de Socrate, mais un adversaire. Aussi, parmi les platoiiisants dt» maripie, Tenncmann et Hitter sont à p(Mi [uè- les seuls ([ui tiennent le ClitopJion pour un écrit de Platon. I)('jà au xv]^' siècle Serianus avait conçu des doutes ([ui avaient déterminé les Estienne à rejeter ce fragment à la (in de leu" édition à (^^té des apocryphes. Hermann n'y voit <' (pi'un de ces travaux d'école où les disciples de l'Académie s'extTçaient à traiter avec la dialectique platonicienne et à la manière socratique un thème paradoxal. » Encore, le style assez alerte mis à part, e?t-il difficile

1. Ainsi en avaient jugé ceux des anciens qui faisaient commencer par le Clitophon la lecture de Platon (Diogène Laerce, JII, G2j.

2, Le coinmeiilaire que Proclus nous a laissé du T/w^^^ contient la preuve que l'antiquité ne possédait ])as un <^/if<>p/iû)i iilus étendu (jue le n<')lie.

;;. 11 n'est pas ^ans int(»rét de remarquei" que (Clitophon et Thrasyuiaque. tous deux nommés ici, re|;araissent l'un et l'autr.î dans la Re/jubllqi/e, le Itremier, il est vrai, uni«iuement comme personnage muet.

4. L'auteur de ce li'aité. rapportant une pensée du ('litnpl)oii. la donne comme de la Eppiihln-jup (^v Ilo/.'.7£:a).

L'ŒLVKK DE PLATON

de retrouver dans ces [lages quoi (|ue ce soiL de vraiment sucralique ou de platonicien.

LEpinomis

Ce petit irailé, doiil l'authenticité était déjà suspecte pour quel [ues anciens, a trouvé peu de faveur auprès des modernes. Il n'en est fait aucune mention dans Aristote \ ce qui ne doit pas nous surprendre : mais xVristophane et Tlirasylle l'ont in- S(''ré, lui) et l'autre, sans hésiterdans leur catalogue des œuvres platoniciennes. Gicéron s'y arrête - pour en tirer une pcns(''e certainement très remarquable, et les premiers érudits cinétiens, Clément d'Alexandrie ^ et Eusèbe par exemple, heureux de jiuiser à cette source plus d'un précieux témoignage, ne songent pas un instant à en discuter l'autorité. Il en est de mèine de Xicomaque dans son Arithmi'tiqiœ ', on nous apprenons eii outre ([ue ce dialogue était iiarlbis désigné sous le nom de 'hùocro-po: '\ Théon de Smyrne, auteur d'une sorte de commentaire astronomique de Platon ^ le mentionne, comme on devait s'y attendre, mais en le (pialitiant d''E7:ivo|7.iov. En revanche, Dio^ène Laërco - se fait l'écho de certains critiques ([ui attribuaient YEpinomis a Philippe d'Opunte, l'éditeur présumé des Lois. Suidas ' répète la même assertion et les termes dont se sert Proclus '^ en parlant de cette annexe du grand ouvrage

!. (jLii l iiios ci'iti(|ues ont voulu, hion à tort, interpréter comme un argument nôij:atif cette phrase de la Politique (l^G.ib 18) : u Les Lois sont muettes sur la difierence qui doit exister entre ,2rouvernant^ et gouvernes. »

1». De Orafore, III, (1.

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