‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 307 sur 343 · V. fol. 277 a · texte numérisé non relu

V. fol. 277 a

foL 282 a loi. 295 a fol. 307 a VL fol. 317 b fol. 336 b fol. 308 b fol. 405 a

l'C ^Jiy.'fci r, -i''j\ 'jf>)ooo'y'j'jr,z, 'i.yivj'ivJiz' (avCC Ic second titre T.ioi '^t/oo-oota; en marge).

lO '/y/r,z c ~ zçi I. y.-j o o i i. y. z . v. y. iij- 1 vJjZ. y. ):'j7iz r, T.irA yù'.yz, 'j.yxij-.vy.'iZ. /.y. i-yj-'jor.u.'-jz c ïy.i-.v/.hz. avy.T0Z-7',/o;. /.S TTOojTy.vooa: r, TO'v'.TTy.u £vo î'./.T'./.or,

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yo ■j.i-j'.yj r, -zùi y.ozzr,z, -ztrjy.7Ziy.rjz. Le dialogUC SC ter-

mine f(ji. 418/v.

Il convient d'ajouter que répithcte finale de chaque titre pirajt être wnG addition postérieure.

Contrairement aux habitudes des copiâtes, Tauteur de ce manuscrit s'est fait connaître. On lit en effet à 1 1 lin du Ménon la sus-

Criplion suivante : zyoy.yc /J'p' '''» /'/A/tyoyooj | zj-j//oi ypi^yi ^i\.yyjyj'<n

:y. I 70-'. • 'yrj.ii':.y.-.'>rj ^yjiyj':!. I '')■> ni/.y. y.y.i 'rji'-yj 'j.r.'À -jrjZ'j.

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to' ï-.ziyjji-j?'^ i 7vA ^•jy.'7Ù.zi.yz/iiu-j-:''jZ toj yt ] foy-j -J'/j-j ^yj.'jùzt/j-j -.'■yj y.irj:yr,-

i.T-ryj. Ainsi ce volume a été écrit par le calligrapbe Jean en 896 ' (Tau 6404 du monde) pour Aréthas de Patros, alors diacre, [dus tard archevêque de Césarée.

Il se termine par six feuilles de parchemin dont la seconde contient un indcr dialofjorum: si Ton fait abstraction des extraits d'Ai'istote ajout(':s on ne sait poui'quoi au commencement, le manuscrit compte 52 (iuat<'rni(Uis et demi, tous numt'rotés '.

Chaque page a 34 ligntîs ; comme dansprcsipie tous les manuscrils d(^ ce temps les raies tracées à la pointe servent pour le recto et le verso île la même page. Les abréviations sont rares: l'iota est ascrit, non souscrit : les esprits se marcpient M et h. Ce manuscrit pré-cnte une particularité, ipii (^st encore plus frappante dans le Venetus 185: il dérive d'une copie où le> lignes ou T-iyoi étaient numérot(3(^s à ! i marge par centaines '^ : on com])tant les

1. L'empereur Léon VI, surnommé le Philosophe, régna de 886 à 91i\ et son père Basile de 807 à 880.

2. (iiisford n'avait com[>té que 418 f.milles : mais la feuille 111 et la feuille 418 sont en doubl.î. Le quaternion qui va dans le Politique de 280 D à 308 A a été transporté {nir méj^^arde au milieu du Pvotanoras.

:i. Il en est de m 'UiiN par exemple, du ])a}>yrus de Banks contenant Vlliadc. — Certains indices permettent de conclure que cette f< stichométrie partielle .), comme disent les philologues, avait été appliquée dans l'original à l'œuvre entière de Platon.

lignes Jii Chirkianus comprises entre deux de ces chiffres, Schanz a trouvé iia total variant entre 68 et 75. Il faut croire en outre que cette copie n'étut pas parfaitement lisible : car le Protagoras offre des lacunes qui ont été comblées par une main plus moderne, peut-être celle qui a ajouté cà et là les noms des personnages. Les corrections ajoutées sont généralement sans valeur. Cette même main, dit Tcu[T<d, a introduit dans le texte de quelques dialogues, et notamment du P/iédon, des variantes très d(''fectueuses. Certaines scolies ' paraissent déceler une origine chrétienne : il est assez naturel de les attribuer à cet Aréttias auquel le manuscrit était destiné, auteur d'un commentaire de l'Apocalypse et d'une étude sur les discours d'Aristide.

Le triple titre que portent tous les dialogues dans le Clarkianus, parmi nos manuscrits importants de Platon très probablement l'un des deux plus antiques, semble appeler ici au moins une courte explication. Que le premier seul vienne de l'auteur luimême, c'est ce qui est universellement admis. On peut remarquer à ce propos qu'en (irèce l'usage de désigner sous un titr^ uniijue un ouvraire de quelque étendue ne s'est répandu qu'assez tard : les tragiques paraissent être les premiers parmi les poètes h y avoir eu recours, sans doute pour prévenir toute confusion entre leurs nombreuses créations. Depuis le commencement de la guerre du Péloponnèse, le mouvement littéraire était devenu trop considérable, le nombre des lecteurs trop grand pour (juau siècle suivant un ouvrage put être lanc«' dans la publicit(' sans une qualification qui le fit aussitê.t reconnaître, qu'elle eiU été cboisie par l'auteur ou imaginée avec plus ou moins de bonheur par ses éditeurs ou ses disciples-. Nous savons qu'une des fonctions <le Callimaque consista à inscrire un titre sur chacun des volumes accumulés sur les rayons de la bibliothèque d'Alexandrie '. Parfois, comme dans VAnahase et la Cyropt'die.le titre ne vise qu'une par-

LES MANM'SCRITS J>K PLATON

1. Schanz cite notamment celles .jui se rencontrent Etd/n/p/irn?i ii E, Apologie 27 D, Cliarmhle lo.> D.

1. Porphyre (ch. i) raconte que Ploim. son niaitre, ayant oublie de donner lui-niénie un titre à chacun de ses ouvrages, chacun les intitulait diversement à son gré.

3. Schol. de Plante : « Gallimachus aulicus regiua bibliolhocurius ptiani singulis voluminibus titulos mscripsit. » Cf. Alexis dans Athénée (IV, I6i).

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tie plu> ou moins étendue de l'ouvrage, et qu'il s'agisse d'un poète comme Homère ou d'un philosophe comme Aristote, on distinguait les endroits ({ue l'on voulait indi(|uer en rappelant les sujets particuliers qui y étaient traités '.

Pour en revenir à Platon, il a employé pour désigner ses dialogues l'un d(*s trois genres de titres en usage de son temps, et tirés soit d'un personnage marquant («ttô 7roo7'.j-'ov, Timéo, Gorgias), soit du >ujel (ôvoay.TK Trr.y.yv.'/Tt/.y, /irpuUifjuc, Lois), soiteiiiin de quelque eircon^tance accessoire (ovoaara -irji.'jzy-iv.y.. le Banquet). C'est sans doute pour mieux mar(]uer l'analogie entre ses écrits et les productions dramati([ues de ses illustres contemporains qu'il a choisi de prt'férence des noms de personnes. Xous avons vu (pi'Aristote citant le Banquet se sert de l'expression )oyot £oc.jTr/.ot; en revanche dans une lettre d'isocrate à Philippe, ('crite peu de temps après la mort de IMatoii -, la RépuhVquc et les I.uh se trouvent désignées sous leur titre traditionnel.

Mais comme un simple nom propre, assez fréquemment sans signilication historique, ne constituait qu'une indication insuflisante du contenu, peu à peu dans un inti'rêt pédagogique la coutume prévalut d'accoler à ce premier titre un second, emprunté à la natur<' des questions traitées. A mesure <|ue l'iju avance, ce rlernier de plus en plus répandu finit mèiue par condamner l'autre à l'ouljli. C'est ainsi que Cicéron dans ses Tusrulanes, à l'exemple de Callima(pie dans sa 24*^ épigramme, appelle le Phrdon (( liber de anima », et (pie Plularque emprunte à Aristote un passage pris îv -y ¥/j^i'j.r,) sTrtypy.'^oarv,) y; -ir,(, yv/v:; 3. Dans la classilication de Thrasvlle. tous les dialo^-ues de IMaton portcnt de la sorte un second titre que ce grammairien avait sans dout(î emprunté (au :noins pour un certain nombre) à la tradition courante '. Proclus distingue avec soin ces additions arbitrair<^s.

I. Ainsi on cite Homère iv v^Tirpo'.ç, iv vEv.uîa. etc. i\ En 337.

3. CJne trentaine d'écrits de Varron ont à côté de leur titre un sous-titre grec, que >r. L. llavet ne croit pas contemporain de la composition et de la première }tublicat!on. — Les dialogues de Lucien ont également ôtépnui'vu>^ d'un double titre, l'un tiré d'un personnage en vue, laulre du sujet : Mévi-^o; r, VcX'jOîxavTZ'.a, etc.

4. Diogene Lairce. ITL .">T : Ai7x>.ai; "/pÀ'^f. -olU ÏTriypa^aï: cxâcrTou Tfôv ptoAÎwv. Mullach fait au sujet du second titre la remarque suivante ; k In quo valde niihi videtur peccasse. Nam ({unn nomina hominum propria .juie

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L'ŒDVRE DE PLATON

LES MANUSCRITS DE PLATON

de provenance récente, des dénominations anciennes, seules authentiques '. Quant à la troisième indication qui sert à marquer à quel çenre appartient le dialogue, elle a été ajoutée par les commentateurs, souvent de la façon la moins intelligente, et elle égare le lecteur plus encore qu'elle ne l'éclairé -. Les anciens déjà en avaient fait la remarque, et la comparaison entre le texte de Diogène Laërce et les princip;iux manuscrits que nous possédons, à commencer par celui d'Oxford, montre que si en général les copistes suivaient l'ordre marqu > par Thrasylle, ils étaient loin de reproduire avec la même invioLibie fidélité les sous-titres adoptés par ce dernier.

D'Oxford nous passons à Paris, non par un vain sentiment damour-propre patriotique, maisparce qu'en réalité notre bibliothèque nationale possède pour l'éditeur de Platon des richesses comparables à la copie célèbre dont nous venons de parler. Ce sont les deux manuscrits cotés 1807 et 1808, que nous allons décrire avec le môme soin ^

Le premier (désigné autrefois sous le nom de Medico-Regius n'' 2087. A de tous les éditeurs), est un grand in-folio de parchemin de 344 pages à deux colonnes, séparées par un espace assez large où sont indiqués les interlocuteurs en tète de chaque dialogue : chaque ligne a de 20 à 25 lettres. Le catalogue l'attribue au xe siècle, mais les érudits les plus compétents, Bekkcr, Graux, Bast, s'accordent à lui assigner une date antérieure. La reliure.

titulorum loco haud dubie jam ab ipso Platone libris imposita siint, novis titulis qui dialogorum argumenta complecterontur, explicanda esse sibi persuasisset, nunquam ea usus est cautions ut pluribus verbis auctoris in scribendo diaîogo consilium exprimeret, sed ea quam elegit Inscriptione haud raro a Platonis mente aberravit aut partem tantum propositae quœstionis attigit. » (Fvag. phil. (jrœc, III, 01).

1. Après avoir constaté que tous les dialogues portent une indication relative au sujet (nàvTs; àirô tov TTpo-rjyouixévo-j tt pooXr.fjiaToç £-/oug-',v £7riYpa9r,v) Proclus ajoute en parlant du premier titre : 'Ap-/ata xal où "vsvoO^-JoiJLÉvr,, xà- ÔaTisp aXAa; TÔiv Èuiypa^àiv TrpoTOéaô'.; ojcai twv vswrépwv xf,- s^ouaca; à7ro).au6v- Twv {In Kemp., p. 350).

2. C'est ainsi que Grou s'indigne de voir le Gorrjias qualifié de àvarpEUTr/o^ Loin de se borner dans ce dialogue à combattre des préjugés, est-ce que Socratc ne s'y élève pas aux plus hautes vérités touchant la nature et l'usage de l'éloquence?

3. Schanz en a fait l'objet d'une notice spéciale dans le Bheinisches Mia^eum, 1878, p. 303.

Fol. 3 r

aux armes de France et' de Navarre, date des premières années du xvi^ siècle. En voici le contenu qui, sauf pour la 7^ tétralogie, complète admirablement celui du Glarkianus :

Fol. 1 y.d' KA£iToywv T, TrooT^cTrrtxo; (désigné commele vingtneuvième dialogue, par conséquent comme précédé de 7 tétralogies).

ii/KTwvo; TTouTzïc/.L^i} Tzîpï ^ty.uLo-j )/ (Chaque livre est numéroté et l'ensemljle compte pour dix dialogues : à la fin <lu premier livre TroÀtrsty.c r; tt-oï oiyoLîoj «', et de même pour les suivants).

liAiCTWVO^ TiuCf.lOÇ, C 7ZS0Ï 'f'JtjîMÇy u .

llAaTwvoç Kptrtaç h 'Ar/avrixôç, uv.'.

IIaktwvo; Mtvwç y; TzsrA •jôuo'j, u^' ,

il).aTwvo; 'Sôrxot r, -joij-oOs^lc/a uy' (à la fin dc cliaqlie livre vôawv n vouoOîdicKc, cA, 5' etc).

MAÛrcovoq STTtoro/.aî iS'.

"Opot, puis les sept dialogues qualifiés de vo$vj6-

A la fin, une main plus récente a écrit cette apostille : ùp6ûS-n i} ^iQ,o^ OiXiTti-'j-o y.w (^Kwvo-ravTivov) urtZpoT:o^(u.r,7poT7oAizo-j) ispa" tto/" (îsoàç

7rô).£w;) TO'j xat wv/jcraasvo'j. Heureusement, dit Gubet à ce propos, dans tous les endroits corrigés on aperçoit encore l'ancienne écriture : les corrections de Constantin, faites h l'encre rouge, sont faciles à reconnaître. L'attention d'un autre réviseur s'est portée sur les consonnes écrites à la fin des lignes : il les efface pour les reporter au commencement de la ligne suivante.

Les abréviations sont très rares -, l'accentuation très soignée, le iota ascrit, les changements d'interlocuteur marqués en marge par un trait perpendiculaire. L'écriture, sans doute de la même main à qui l'on doit, avec le célèbre Damasciusde Venise (Marcianus 246), le Marcianus 283 et le fameux Palatinus 398 à lleidelberg, est assez remaripialde : M. Oinont y reconnaît sans hésiter la main d'un Oriental. Les scolies sont en petites onciales d'un*^ forme particulière.

Fui. iUr Fol. 145/' Fol. 151 1'

Fol. 15Gr

Fol. 291 r Fol. 299 u Fol. 322 r

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