‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 327 sur 343 · DES DIALOGUES · texte numérisé non relu

DES DIALOGUES

Traduire Platon, a dit Jules Simon, c'est rendre service à la fois à la philosophie, aux lettres et à la morale. Mais comment interpréter ses dialogues hors de leur langue originale sans rien leur dérober de leur forme délicate et de leur idéale beauté? La tache, en même temps qu'elle est des plus louables, apparaît comme des plus'difiiciles, car elle exige une connaissance profonde tout à la fois du grec arrivé à sa perfection et de la philosophie ancienne ou pour mieux dire de l'antiquité en général, car dans leur admirable variété les écrits de Platon touchent pr('S(|ne sans exception à toutes les faces de la civilisation hellénique.

Insistons un peu sur ces dilférents points.

Chez tout écrivain un ii.ii naturel uiiiL le signe à la chose signifiée, le terme à l'idée qu'il représente. Mais chez un philosophe ce lien est plus étroit que partout ailleurs : pensée et expression ont vraiment jailli d'une conception commune. S'agit-il d iiii poète, d'un orateur? des périplirases, des circonlocutions vinn-

ni

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